ARTICLES PARUS DANS LES JOURNAUX ET EN LIGNE --- (dans la langue de publication)
- 4 octobre 2011 - Séance agitée au conseil municipal
- 28 septembre 2011 - Mobilisation contre Le Berger Blanc
- 23 septembre 2011 - CAPAL loses faith in Laval to deal with pet 'crisis'
- 22 septembre 2011 - Éleveur de chiens au centre d'une controverse
- 22 septembre 2011 - Le CAPAL: une «fourrière éthique»
- 22 septembre 2011 - La politique se mêlerait au processus d'octroi du contrat des services animaliers à Laval
- 8 septembre 2011 - «Nous croyons avoir droit au remboursement»
- 8 septembre 2011 - Plaintes déposées contre l'équipe du maire Gilles Vaillancourt
- 3 septembre 2011 - Ombudsman: les élus à l'abri
- 3 septembre 2011 - Bureau de l'ombudsman: pour cet automne
- 2 septembre 2011 - Laval se dote d'un autobus électrique
- 5 août 2011 - Webdiffusion: le ML évince Robert Bordeleau
- 2 août 2011 - Les impacts sur le boisé inquiètent
- 2 août 2011 - La modification du zonage dans la poche en 2009
- 15 juillet 2011 - Opposition PSC party demands Vaillancourt's resignation
- 4 juillet 2011 - La démarche «Évolucité» critiquée
- 30 juin 2011 - À quand un ombudsman à Laval?
- 23 juin 2011 - Imbroglio au comité des bénévoles
- 17 juin 2011 - Gestion d'animaux: la valse-hésitation continue
- 11 mars 2011 - Feu nourri des détracteurs de Vaillancourt
- 8 mars 2011 - Le maire Vaillancourt en ligne malgré lui
- 8 mars 2011 - La séance du conseil municipal de Laval sera diffusée par l'opposition
- 7 mars 2011 - Les débats filmés à Laval
- 13 décembre 2010 - "Ce n'est pas un budget éléctoraliste" ¬ Gilles Vaillancourt
- 17 novembre 2010 - Vaillancourt holds head high
- 17 novembre 2010 - Robert Bordeleau réclame la démission "immédiate" de Gilles Vaillancourt
- 11 novembre 2010 - Un autre gaspillage de nos taxes
- 10 novembre 2010 - Le PSC croit toujours en le tramway
- 27 octobre 2010 - Contrats de construction: La mainmise du génie-conseil est jugée "aberrante" à Laval
- 22 octobre 2010 - Nuit des sans-abri : les Lavallois ont bravé le froid
- 8 octobre 2010 - Rien qu'un fossé
- 7 octobre 2010 - A-t-on le droit à un préambule?
- 31 mai 2010 - La saga se poursuit
- 13 mai 2010 - Les résidents veulent faire entendre leur voix
- 4 mai 2010 - Vers un référendum?
- 9 avril 2010 - Laval : des munitions pour l'opposition
- 20 mars 2010 - Le scolaire pour, les municipalités contre
- 10 mars 2010 - Demande d'enquête
- 3 mars 2010 - "La Ville baîllonne l'opposition"
- 3 mars 2010 - Laval resserre les règles de la période de questions
- 25 février 2010 - Transport en commun: Les Lavallois pris en otage par l'improvisation de l'administration Vaillancourt
- 24 février 2010 - Laval needs tramways, not more Metro stops, says PSC's Robert Bordeleau
- 14 janvier 2010 - Benoît Fradet devrait se retirer de ses fonctions, selon le chef du PSC
- 9 décembre 2009 - Robert Bordeleau brise la glace
- 6 novembre 2009 - Robert Bordeleau se vide le coeur
- 31 octobre 2009 - Lucille Martin Bordeleau, 85 ans, tente de se faire élire comme conseilleire de Laval-des-Rapides avec l'équipe de son fils, Robert Bordeleau, qui espère déloger le maire sortant Gilles Vaillancourt
- 28 octobre 2009 - La doyenne des candidats se présente dans Laval-des-Rapides
- 22 septembre 2009 - Un saut dans le vide - Anne Renaud Deschênes
- 27 août 2009 - Tramway et environnement au programme de l'adversaire de Vaillancourt
- 27 août 2009 - In Laval, two upstart parties challenge Vaillancourt
- 4 juin 2009 - «Le maire Vaillancourt aurait dû se tenir debout» ¬ Robert Bordeleau
- 15 mai 2009 - «Le PSC réclame pour Laval un commissaire à l'éthique et un ombudsman»
- 12 mai 2009 - Mairie de Laval: Robert Bordeleau s'attaque à Goliath
- 25 mars 2009 - PSC mayoral candidate Bordeleau "surprised" by trolleybus study
- 23 octobre 2008 - Mayoral candidate calls for Vaillancourt's resignation
- 26 juin 2008 - Opposition PSC party annouces first six candidates
- 16 juin 2008 - «Bordeleau présente six candidats.»
- 16 juin 2008 - «Le PSC joue la carte de l'environnement.»
- 20 mars 2008 - Was Vaillancourt rival Bordeleau 'ejected' from meeting or asked to leave?
- 20 mars 2008 - In Laval city politics, early bird could snag the worm
- 10 janvier 2008 - Vaillancourt underestimates Metro extension cost
- 18 décembre 2007 - 'The priorities are in the wrong place'
- 13 décembre 2007 - «Les priorités ne sont pas aux bonnes places.»
- 13 décembre 2007 - Former candidate hopes to unseat Laval mayor
- 15 novembre 2007 - Former candidate Bordeleau hopes to unseat Laval's mayor in 2009
- 8 novembre 2007 - Robert Bordeleau se prépare pour l'élection de 2009
Séance agitée au conseil municipal
Par Nathalie Villeneuve - Publié le 4 octobre 2011
Une manifestation contre le Berger Blanc s'est tenue avant la séance publique du conseil municipal. Robert Bordeleau, Chef du PSC tient un bout de la pancarte. (Photo: Alarie Photos)Manifestation devant le 1, place du Souvenir en entrée, cris de frustration de citoyens à l'issue de la séance publique du conseil municipal: une atmosphère électrique a régné toute la soirée, le 3 octobre, à l'hôtel de ville.
«Non au Berger Blanc!» scandaient une trentaine de manifestants encouragés par les klaxons des automobilistes, à l'angle des boulevards Chomedey et du Souvenir.
Il était 19h30.
«Baillon! Antidémocratique!» lançaient deux heures plus tard des citoyens frustrés de n'avoir pu intervenir à l'issue de la période de questions, à laquelle la présidente, Francine Légaré, a mis fin abruptement.
Séance levée
Le dossier de la gestion animalière à Laval et du controversé Berger Blanc n'a pas été le seul à avoir motivé citoyens et membres des deux partis opposés à l'administration Vaillancourt à s'inscrire à la période de questions.
Cependant, le privilège de s'exprimer au micro a été accordé à 16 personnes. La séance a été levée par la présidente, alors que de nombreux autres citoyens attendaient leur tour pour poser leurs questions. «Elles ne répondent pas aux critères ou ne sont pas d'intérêt pour la Ville», a expliqué Francine Légaré, avant de se lever dans un brouhaha de protestations.
«C'est antidémocratique», a insisté Collette D'Argy, une citoyenne venue questionner le maire au sujet du Berger Blanc. Selon elle, une vingtaine d'autres personnes n'ont pu s'exprimer sur le même sujet.
C'est le règlement
L'attaché politique du maire, Jean-Maurice Duddin, a rappelé que la présidente du conseil municipal a resserré les règles, depuis un certain temps. De fait, depuis mars 2010, les citoyens doivent fournir leurs questions par écrit, avant le début de la séance ou avant la période de questions, s'ils veulent obtenir une réponse séance tenante.
«On le fait pour que ce soit plus civilisé», a dit M. Duddin. Citant le règlement municipal L-11791, il a expliqué que l'objet des questions doit être clair, et qu'elles doivent être précédées d'un court préambule.
Les questions éliminées étaient incomplètes, a-t-il fait valoir, en montrant plusieurs formulations vagues inscrites sur les cartons soumis au greffier par des membres du Mouvement lavallois (ML) ou du Parti au service du citoyen (PSC).
«On a toujours fait ça comme ça, a protesté la chef du ML, Lydia Aboulian. Ils savent sur quoi portent nos questions, c'est juste qu'ils ne veulent pas répondre.»
«Je pense que ce qui a été filtré, c'est ceux qui ont posé une question. Tout ceux qui sont dans l'opposition, qui posent des questions dérangeantes», a maintenu Pierre Anthian, un militant du ML venu questionner l'administration sur l'aspect non sécuritaire des bordures de rue. Il n'a pas pu s'approcher du micro.
Sans réponses
Les représentants du ML avaient également préparé des questions au sujet d'une éventuelle commission d'enquête publique sur la collusion dans l'industrie de la construction et du rapport Duchesneau.
Le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau, a lui aussi été exclu de la période de questions. Outre le thème du Berger Blanc, il comptait aborder le dossier de la destruction d'un milieu humide par la Ville à Fabreville, la présence d'une «usine à chiots» sur Saint-Elzéar et la question du Bureau de l'ombudsman.
Mobilisation contre Le Berger Blanc
Par Nathalie Villeneuve - Publié le 28 septembre 2011
Marie-Josée Tessier, présidente du CAPAL, invite les citoyens à venir poser des questions au maire, à la séance publique du conseil municipal, le 3 octobre. (Photo: Alarie Photos)Le Berger Blanc, seul soumissionnaire pour le service de gestion animalière à Laval. La nouvelle, tombée le 27 septembre à midi, a rapidement suscité des appels à la mobilisation sur les réseaux sociaux.
«Venez manifester contre le retour du Berger Blanc. Lundi 3 octobre à 19h devant l'hôtel de ville de Laval. Nous voulons une fourrière éthique et nous avons besoin de votre soutien», publiait un sympathisant du Mouvement lavallois (ML), sur la page Facebook du parti politique opposé à l'administration Vaillancourt.
La présidente du Centre d'aide et de protection animalier de Laval (CAPAL), Marie-Josée Tessier, invite quant à elle les citoyens à se présenter à la séance du conseil municipal, afin de poser des questions au maire. Chose qui ne sera pas nécessairement possible, si plusieurs manifestants essaient d'entrer dans la salle, fait-elle valoir via un commentaire sur la page Facebook du ML.
Mme Tessier envisage néanmoins d'appeler les gens à manifester, «dès que je vais savoir avec exactitude que le Berger Blanc entre en fonction», a-t-elle précisé lors d'une conversation téléphonique, le 27 septembre.
CAPAL
Quoiqu'il ait obtenu ses lettres patentes cet été et soumis son plan d'affaires le 1er septembre à la direction générale de la municipalité, le CAPAL, un organisme à but non lucratif (OBNL) créé par des citoyens au printemps, n'a pas participé à l'appel d'offres.
L'ouverture publique des soumissions, effectuée le 27 septembre à midi, a révélé que l'entreprise privée Le Berger Blanc est le seul fournisseur à avoir soumis sa candidature.
«On ne répondait pas à toutes les exigences, a expliqué Marie-Josée Tessier. On demandait une expérience dans le domaine, l'équipement, une assurance, 5000 $… Seul quelqu'un avec les reins solides [pouvait soumissionner]. En tant qu'OBNL, c'était impossible. Pour moi, dans la tête du maire, il était clair que Le Berger Blanc allait revenir», estime Marie-Josée Tessier.
Selon les informations obtenues par la présidente du CAPAL, qui a assisté à l'ouverture des soumissions, le contrat à octroyer est d'une durée d'un an et renouvelable. Le soumissionnaire doit satisfaire à 70 % des critères.
«Piège à cons»
Des membres du CAPAL et le chef du Parti au service du citoyen (PSC), Robert Bordeleau, qui ont tenu une conférence de presse conjointe, le 22 septembre, dénonçaient le manque d'appui de la Ville à l'égard des citoyens qui ont mis en place l'OBNL cet été.
M. Bordeleau a saisi l'occasion pour annoncer sa démission de l'organisme, afin de «ne pas nuire à la cause animalière». Libéré de sa promesse de ne pas politiser le dossier, le chef du PSC a dénoncé «l'hypocrisie et le manque de transparence de l'administration [municipale]. Depuis le début, on sait que c'est un piège à cons de Vaillancourt», a-t-il ajouté au téléphone, le 28 septembre.
De son côté la Ville assure, dans une mise au point diffusée la semaine dernière, que le CAPAL a été accompagné par la Ville et que la direction générale demeurait en lien avec ses bénévoles.
Une affirmation qui irrite Marie-Josée Tessier. «Le maire n'a jamais rencontré le comité exécutif du CAPAL. Si on est vraiment dans le coup, donnez-nous du concret», lance-t-elle.
Le Mouvement lavallois a également réagi à l'ouverture publique des soumissions. Ses représentants se disent «scandalisés» d'apprendre que Le Berger Blanc est le seul soumissionnaire. Ils invitent l'administration municipale à donner sa chance au CAPAL.
CAPAL loses faith in Laval to deal with pet 'crisis'
By Martin C. Barry | Fri, 09/23/2011 - 16:07

Non-profit shelter tired of waiting for city's response: 'If the city had supported us more we would have been ready to start operations on Oct. 17, 2011'.
The Centre d'Aide et de Protection Animalier de Laval (CAPAL), a non-profit animal care group that was highly critical of the controversial Berger Blanc which used to handle pet control for the city, says a "crisis" is underway with regards to animal control in Laval. The group says it has lost all faith in the city to deal with the problem effectively.
Foot dragging
While admitting that the pet problem in Laval has a lot to do with the irresponsible habits of animal owners, many of whom simply abandon cats and dogs when it suits them, CAPAL adds that the city also shares complicity.
Although Berger Blanc no longer operates its point of service in Laval, CAPAL's president, Marie-Josée Tessier noted that many Laval residents continue to drop off cats and other animals outside the abandoned Berger Blanc outlet on Cunard St.
Although Mayor Gilles Vaillancourt decreed at the time of the cancellation of the Berger Blanc contract last spring that there would be a six-month period for anyone wanting to put together a business plan for the creation of a new animal control service to work in conjunction with the city, CAPAL decries the fact that the Laval executive committee appears to be dragging its feet with regards to CAPAL's offer as word from them hasn't been received yet.
Say they were ready
"We had a schedule prepared, we received our letters patent on July 20, 2011, we were ready to present our dossier to the City of Laval on July 25, 2001," Tessier said during a press conference outside the former Berger Blanc depot. However, she was unable to conceal her profound disappointment with the city's intransigence. "If the city had supported us more we would have been ready to start operations on Oct. 17, 2011," she said.
Parti au Service du Citoyen leader Robert Bordeleau, a founding member of CAPAL although he no longer sits on the group's board of directors, joined his voice to that of CAPAL in questioning the Laval city administration's current handling of the animal control issue. "I accuse Gilles Vaillancourt of having once again lied to the citizens during the city council meeting of last May 2," he said.
Bordeleau wades in Alluding to recent news reports concerning the Vaillancourt administration's use of subsidies from the city to fund Parti PRO des Lavallois political activities, Bordeleau noted that Laval earns a large amount of money annually from the sale of dog licenses, although he wondered where that money ends up.
In a statement the City of Laval's media relations office issued a few hours after CAPAL's press conference, a spokesman for the city said, "The City wishes to reassure citizens that it has the well-being of animals at heart, but wishes to find solutions that are permanent and ethical in the short, medium and long terms, and is doing everything in the meantime to reach that goal."
Éleveur de chiens au centre d'une controverse
Publié le 22 Septembre 2011 - Nathalie Villeneuve
L'endroit était propre et aéré, au moment de la visite surprise du Courrier Laval, le 21 septembre. (Photo: Alarie Photos)Toit de tôle délavée, peinture écaillée, fenêtres pratiquement inexistantes, aboiements persistants. Un hangar qui abrite un élevage de quelque 300 chiens, boulevard Saint-Elzéar, suscite l'inquiétude de citoyens, dont Robert Bordeleau, chef du PSC, qui lance un cri d'alarme au gouvernement. Usine à chiots ou pas?
L'établissement est dans la mire de bénévoles du Centre d'aide et de protection animalier de Laval (CAPAL), nouvellement créé, et d'Opération Félix, depuis plusieurs mois.
Ils ont fait part de leurs inquiétudes à la police municipale, au Service de l'environnement de la Ville et au maire. Certains ont fait un signalement ou une plainte à ANIMA-Québec et à la Société de prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal.
«Cruauté»
Robert Bordeleau, ex-candidat à la mairie et chef du Parti au service du citoyen (PSC), parti opposé à l'administration Vaillancourt, est allé jusqu'à acheminer une lettre au ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Pierre Corbeil.
Le politicien demande «d'accélérer le processus» relativement au projet de règlement sur la sécurité et le bien-être des chiens et des chats, actuellement à l'étude.
Après une visite de l'extérieur de la propriété, le 19 septembre, il note une «forte odeur» et déplore l'absence d'enclos extérieurs. «Même s'il [l'éleveur] a un permis, je considère que d'élever des animaux dans de telles conditions est de la cruauté», écrit-il.
Permis valide
L'extérieur du hangar est peu avenant, mais l'intérieur n'est pas conforme aux images d'horreur propres aux usines à chiots.
Lors d'une visite impromptue du Courrier Laval, le 21 septembre, les portes étaient ouvertes sur l'allée centrale bordée de plusieurs dizaines d'enclos.
L'éleveur, Michel Gauthier, tondait une de ses chiennes. Il a répondu à toutes les questions de la journaliste et l'a invitée à visiter sommairement les lieux, à l'exception de la maternité, où les femelles gestantes et allaitantes sont gardées, avec les chiots (voir autre texte).
L'air était tout à fait respirable et ventilé, les chiens enjoués, la nourriture et l'eau abondantes. Du paillis frais avait été épandu sur le sol des enclos, dans chacun desquels grouillaient quatre à cinq chiens, surtout des femelles.
En comptant les compartiments du fond et les animaux mis à la maternité, la population s'évalue, à vue de nez, à 300 têtes. Un chiffre que M. Gauthier ne réfute pas.
«Salissage»
Au sujet des plaintes dont son établissement fait l'objet, l'éleveur estime qu'il s'agit d'«une campagne de salissage».
Vérifications faites, M. Gauthier, qui loue le local depuis 17 ans, ne semble pas être un locataire problématique. Y a-t-il des plaintes de voisins? «On n'a pas eu de commentaires négatifs, répond le fils du propriétaire, Luc S. Cyr.»
Un commerçant établi dans un bâtiment voisin, interrogé lors d'une première visite du journal, le 14 septembre, abonde dans le même sens. Un bémol, toutefois: «Ça fait quinze ans que je suis ici et je n'ai jamais vu un chien sortir.»
À l'Hôtel de Ville, on confirme que le locataire dispose d'un certificat d'occupation en règle depuis 1995. Ce permis lui permet d'exploiter un chenil, c'est-à-dire un endroit où sont logés, pour fins de commerce, trois chiens et plus.
Du côté de la police de Laval, le sergent Simon Charette souligne qu'«aucun règlement n'est enfreint» et que l'endroit est propre. Il a tout de même soumis le dossier à la SPCA de Montréal, le 6 septembre.
À ce moment, la dernière inspection remontait à août, dit le sergent. «Selon la SPCA, il n'y a rien d'anormal.»
Dossier actif
«Oui, on est dans le dossier, on travaille là-dessus, on fait des inspections», confirme Alanna Devine, porte-parole de la SPCA.
L'organisme peut procéder à des inspections en vertu du Code criminel (cruauté envers les animaux). Dans certaines régions, comme à Laval, il est mandaté par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), tout comme ANIMA-Québec, pour inspecter sur la base de la Loi sur la protection sanitaire des animaux (chapitre P-42).
«On travaille en partenariat», résume Mme Devine, qui dit ne pas être autorisée à dévoiler des renseignements au sujet des rapports d'inspection. Le même protocole est observé à ANIMA-Québec, à moins que ne soient entreprises des poursuites pénales, indique Caroline Fraser, porte-parole au MAPAQ. Ce qui n'est pas le cas de l'éleveur du boulevard Saint-Elzéar.
Mme Devine a cependant reconnu qu'une inspection avait été effectuée l'après-midi du 21 septembre, quelques heures après le passage du Courrier Laval. «Je n'ai pas eu de constat d'infraction», dit Michel Gauthier.
Le CAPAL: une «fourrière éthique»
Publié le 22 Septembre 2011 - Nathalie Villeneuve
Courrier Laval, le 21 septembre. (Photo: Alarie Photos)Le Centre d'aide et de protection animalier de Laval (CAPAL) a perdu espoir de décrocher un contrat à l'Hôtel de Ville et a lancé dans l'arène publique le plan d'affaires de son projet de «fourrière éthique», le 22 septembre.
La rencontre avait lieu en présence de nombreux journalistes, devant l'immeuble anciennement occupé par la fourrière Le Berger Blanc, dans le parc Industriel.
Plan d'affaires
La formule proposée par le Centre tient dans un plan d'affaires détaillé d'une vingtaine de pages. «On va au-delà du cahier de charges de la Ville», dit la présidente, Marie-Josée Tessier, détentrice d'un dîplôme en soin d'animaux.
«La grande différence, c'est l'aspect moral et éthique, explique une administratrice du CAPAL et zoologiste, Karine Duguay. On veut replacer un maximum d'animaux, en visant autant le bien-être des citoyens que celui des chats et des chiens.»
Autour de cette mission se grefferaient des services d'assistance, d'adoption, de sensibilisation, d'inspection et d'enquête, d'éducation, d'information et de protection des animaux.
Les bêtes adoptées seraient stérilisées et munies d'une micropuce, sur demande. La vice-présidente, Katherine Lamothe, a souligné l'importance de la rééducation de certains animaux, avant de les laisser partir dans un nouveau foyer. Mme Lamothe a une expérience d'éducateur canin à la Société de prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA).
Aide financière
Pour réaliser son projet, le CAPAL demande 839 000 $ la première année, puis quelque 650 000 $ pour chacune des quatre années suivantes. Avec l'argent en poche, les portes ouvriraient le 17 octobre, estiment les bénévoles.
Un financement de la Ville? «Le CAPAL n'y croit plus», a résumé la présidente. L'appel d'offres ne se termine pourtant que le 27 septembre. «À la Ville, on dit que le processus suit son cours», admet Mme Tessier.
Le CAPAL n'avait pas eu vent du lancement de l'appel d'offres et ignore la nature d'un «projet novateur» en gestion animalière à l'échelle métropolitaine évoqué publiquement par le maire. Des signaux incongrus, pour les citoyens membres de l'organisme, qui étaient présentés par l'administration municipale, en juin, comme la relève du controversé Berger Blanc.
Mise au point
À l'heure de mettre sous presse, le 22 septembre, la municipalité publiait une «mise au point».
Les citoyens à l'origine de la création du CAPAL «ont été rencontrés par le maire Vaillancourt. Ils ont ensuite été accompagnés dans leurs démarches visant à mettre sur pied un organisme à but non lucratif: remboursement des frais d'incorporation, prêt d'un local pour tenir leurs séances de travail et présence d'un professionnel de la Ville pour amorcer la démarche. Depuis, le CAPAL est toujours en lien avec la direction générale de la Ville, qui a reçu son plan d'affaires et en fait actuellement l'étude.»
Pas mort
Quoiqu'il arrive, «on n'a pas l'intention de laisser mourir le CAPAL», maintient Marie-Josée Tessier, qui indique que deux hommes d'affaires de la région de Laval seraient prêts à investir.
Le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau, a pour sa part annoncé sa démission du conseil d'administration du CAPAL «pour ne pas nuire à la cause animalière à Laval».
La politique se mêlerait au processus d'octroi du contrat des services animaliers à Laval
Le chef du Parti politique au service au citoyen a démissionné du conseil d'administration du CAPAL Son engagement communautaire aurait été mal vu à la Ville
EN CHIFFRES
Le dernier appel d'offres qu'a lancé la Ville de Laval pour trouver une entreprise capable de fournir des services animaliers se terminera le 27 septembre.
MARIE-EVE SHAFFER - MÉTRO - Publié: 22 septembre 2011 16:07
Le groupe de citoyens lavallois, qui ont mis sur pied le Centre d'aide et de protection animalier de Laval (CAPAL), perd un allié. Robert Bordeleau, qui est aussi chef du Parti au service du citoyen, a démissionné du conseil d'administration de l'organisme à but non lucratif. «Je ne voulais pas nuire à l'implantation du projet du CAPAL», a affirmé jeudi M. Bordeleau.
À la suite de la fondation de l'organisme, au mois de juin, la direction générale de la Ville de Laval aurait confié à la présidente du CAPAL, Marie-Josée Tessier, que la présence de M. Bordeleau nuirait à l'organisme et que le maire Gilles Vaillancourt n'apprécierait pas qu'il s'investisse au sein du groupe de citoyens.
L'attaché de presse du maire de Laval n'a pas voulu répondre à ces allégations.
Rappelons qu'au mois de juin, la Ville de Laval a annoncé qu'un nouvel organisme à but non lucratif serait créé pour assurer le service de fourrière sur l'île Jésus. Elle a même assumé les frais d'enregistrement de ce qui est devenu le CAPAL. Un appel d'offres avait été préalablement lancé pour trouver une entreprise qui prendrait soin des bêtes abandonnées, mais en vain. Or, au début du mois, un nouvel appel d'offres a été lancé par la Ville.
«La Ville doit être assurée à court et moyen terme d'avoir une solution Il ne faut pas qu'il y ait une interruption de service et ce, sur l'ensemble du territoire, a expliqué la porte-parole de Laval, Nadine Lussier.
La directrice générale du CAPAL a répliqué que l'organisme n'est pas en mesure de présenter une soumission puisque l'entreprise choisie devra déposer une caution de 5000$, louer un local et présenter une garantie d'assurance d'au-delà de 1 M$.
«La Ville sait qu'on ne peut pas remplir ces conditions et elle nous dit que nous ne sommes pas exclus du concours», a dit Mme Tessier, perplexe.
«Le CAPAL est toujours considéré avec beaucoup de sérieux», a certifié la porte-parole de la Ville de Laval, Nadine Lussier. Elle a précisé que le plan d'affaires qu'a présenté l'organisme est toujours l'étude.

«Nous croyons avoir droit au remboursement»
Geneviève Fortin - Publié le 8 septembre 2011
Lors du conseil municipal, le maire Vaillancourt n'a pas répondu aux questions de Robert Bordeleau au sujet du budget de recherche et de secrétariat. (Photo: Alarie Photo)Budget de recherche et de secrétariat
L'enquête menée par Le Devoir fait ressortir qu'entre 2005 et 2011, 1,1 M$ du budget de recherche et de secrétariat des élus a servi à rembourser des dépenses liées à des activités partisanes du PRO des Lavallois. Cette somme représente 45 % de ce poste budgétaire pour cette période.
La journaliste fait également ressortir que le représentant officiel du PRO, Me Jean Bertrand, s'est fait rembourser une carte Costco, un cellulaire et des cartes d'affaires.
En entrevue avec le Courrier Laval, le porte-parole du PRO, Pascal St-Denis, justifie tous ces remboursements. Après approbation par le chef, Gilles Vaillancourt, le Parti a présenté des demandes qui ont été évaluées, puis autorisées par l'administration municipale.
«Notre interprétation du règlement est telle que nous croyons avoir droit au remboursement», ajoute-t-il. Après vérification, il rapporte qu'une seule demande, présentée en 1984, a été refusée par les fonctionnaires, parce qu'il s'agissait de repas. «C'est comme les repas à la cabane à sucre. On ne les a pas soumis pour remboursement parce qu'on sait que la Ville ne les accepte pas», illustre le porte-parole du PRO.
Location d'autobus pour transporter des militants à une partie de sucre, dépenses liées aux assemblées d'investiture des candidats, cocktails-bénéfice, ce sont quelques-uns des remboursements relevés par la journaliste du Devoir.
M. St-Denis estime qu'une clarification de l'article de loi encadrant le budget de recherche et de secrétariat est nécessaire. «Ça peut paraître scandaleux, mais nous estimons que nous y avons droit», répète-t-il.
Pas de commentaire
À la sortie du conseil municipal, mardi soir, le porte-parole du maire a été plus circonspect. «Il y a une vérification [du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire] en cours. On les laisse travailler. Par respect, nous commenterons quand le rapport sera publié», a indiqué Jean-Maurice Duddin.
Au sujet de la vérification, il a laissé entendre que le choix de vérifier l'administration de la Ville de Laval était aléatoire.
Cette interprétation est réfutée par la porte-parole du Ministère, Caroline St-Pierre. Elle précise que plusieurs facteurs ont mené à la vérification de l'ensemble de la gestion contractuelle de la Ville. «Nous prenons en compte le nombre de plaintes reçues, les éléments d'information qui arrivaient au Ministère et le constat d'anomalies», explique-t-elle.
Les conseillers questionnés en marge du conseil municipal de mardi ne se sont pas montrés inquiets. «Personne ne m'a parlé de ça cet été», soutient Benoit Fradet, conseiller de Renaud et membre du comité exécutif. Même son de cloche du côté du représentant de Sainte-Rose, Denis Robillard. «C'est la même rengaine depuis trois mois», a-t-il ajouté.
PSC et ML
À la suite d'articles publiés dans le quotidien montréalais la semaine dernière, le Parti au service du citoyen a déposé une nouvelle plainte contre l'administration Vaillancourt au ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire. De son côté, le Mouvement lavallois a demandé la destitution du maire.
Recherche et secrétariat
Le budget de recherche et de secrétariat équivaut à 1/15 de 1 % du budget total de la Ville. Pour 2011, cela représente une somme de 460 466 $. Le budget est destiné à rembourser certaines dépenses effectuées par les élus.
En plus de la description inscrite dans la Loi sur les cités et villes, le budget est encadré par le règlement municipal L-6074, adopté en 1984. Le règlement précise que les dépenses autorisées concernent les honoraire ou le salaire du personnel de recherche et de bureau, le loyer et les frais d'entretien des locaux, le mobilier, le service téléphonique et l'équipement de bureau, l'achat de papeterie et les frais de location de services professionnelles.
Les demandes de remboursement sont signées par le chef du parti qui les présente. Dans le cas de Laval, comme tous les élus sont issus de la même formation politique, le PRO est le seul parti admissible. C'est le trésorier de la Ville qui autorise ou non le remboursement.

Plaintes déposées contre l'équipe du maire Gilles Vaillancourt
GHISLAIN PLOURDE
Politique - Publié le 8 septembre 2011 à 00:00
Le Chef du PSC a adressé une plainte à Québec concernant de prétendus agissements du Parti PRO des Lavallois.(Photo Pépé)Le chef du Parti au service des citoyens (PSC), Robert Bordeleau, porte plainte contre le Parti PRO des Lavallois et son chef, Gilles Vaillancourt, et demande l'instruction d'une enquête sur les agissements du parti politique.
Dans sa requête transmise aux ministres des Affaires municipales, Laurent Lessard, et de la Justice, Jean-Marc Fournier, Robert Bordeleau base sa démarche sur les récentes révélations du journal Le Devoir qui alléguait, dans les derniers jours, que le Parti PRO se serait fait remboursé une partie des dépenses des campagnes électorales de 2005 et 2009 à même les fonds publics.
Le Chef du PSC exige de Québec qu'il ordonne une investigation administrative et judiciaire, si la situation le commande, et, ce dans les plus brefs délais.
«Je ne m'attends pas à grand-chose avec ce dépôt de cette plainte puisque c'est la troisième que je fais en moins d'un an et je n'ai jamais eu de retour de leur part (gouvernement) a déclaré Robert Bordeleau à L'Écho de Laval précisant n'avoir obtenu qu'un accusé de réception. Cependant, il faut dénoncer ces gestes scandaleux et c'est ce que je fais.»

Ombudsman: les élus à l'abri
Nathalie Villeneuve - Publié le 3 septembre 2011
Un ombudsman ne peut intervenir au sujet d'une décision du conseil municipal ou d'un élu. Il s'agit d'un principe de droit général, explique un avocat. (Photo: Archives)Fait à noter, le Bureau de l'ombudsman ne pourra enquêter sur une affaire découlant d'une décision émanant d'un élu ou de toute personne membre du cabinet des élus municipaux; du conseil municipal, du comité exécutif, d'un comité ou d'une commission de la Ville.
Vérification faite, le règlement sur l'Ombudsman de Montréal présente la même limitation de pouvoir.
«C'est un principe de droit, explique Me Francis Gervais, ex-bâtonnier de Laval et associé du cabinet Deveau, Bourgeois, Gagné, Hébert et associés. Seuls les tribunaux peuvent intervenir sur la légalité d'un geste politique.»
Au-delà de la sphère légale, les choix et orientations politiques des élus, s'ils sont faits de bonne foi, ne relèvent pas des instances juridiques. Les élections demeurent alors le seul levier à la portée des citoyens, résume l'avocat. «L'ombudsman ne peut imposer [ses vues et orientations] à des gens choisis par le peuple», ajoute Johanne Savard, Ombudsman de Montréal.
L'organisme peut toutefois enquêter au sujet de décisions, recommandations, actes ou omissions de la Ville, d'une société contrôlée par la Ville ou de leurs fonctionnaires ou employés.
Charte montréalaise
Me Savard note cependant une exception montréalaise à la règle. En vertu des valeurs et engagements décrits dans la Charte montréalaise des droits et responsabilités, adoptée en 2006, son équipe peut intervenir dans la sphère politique. Une telle charte est relativement unique, admet Johanne Savard.
Idem pour la formule retenue par la métropole: un ombudsman entouré d'une équipe rémunérée. «Au Canada, il y a Toronto et nous». Une structure qui coûte plus cher, mais qui peut mener des enquêtes plus poussées, estime l'avocate.

Bureau de l'ombudsman: pour cet automne
Nathalie Villeneuve - Publié le 3 septembre 2011
La création du Bureau de l'ombudsman à Laval a été annoncée par le maire Vaillancourt, en décembre 2010. (Photo: Archives)L'annonce de sa création a été faite le 13 décembre 2010. Huit mois plus tard, le Bureau de l'ombudsman n'existe toujours que sur papier. Sa mise en place s'effectuera à l'automne, affirme-t-on à l'Hôtel de Ville.
Il fallait d'abord recruter les 12 commissaires bénévoles composant le nouvel organisme. «Nous avons reçu environ 50 candidatures et nous avons procédé aux entrevues après sélection par un comité», indique un porte-parole de la Ville, Benoit Collette.
Délai
L'étape de l'appel de candidatures a été plus longue que prévue. La municipalité a sollicité les citoyens lavallois dans les journaux locaux en février, mars et avril. D'abord fixée au 14 mars, la date limite de présentation des candidatures a été reportée au 22 avril.
Les futurs commissaires devaient notamment résider à Laval, être dotés d'une expérience pertinente et avoir eu un impact significatif dans leur milieu de vie. Ils devaient en outre ne pas se trouver en situation de conflit d'intérêts.
La durée de leur mandat est de deux ou trois ans et renouvelable une seule fois.
Le Bureau de l'ombudsman lavallois est décrit comme un service de résolution de plaintes indépendant, impartial, apolitique, confidentiel et gratuit.
Ses membres interviennent ou déclenchent une enquête lorsque sont établis des motifs raisonnables de croire que les droits d'une personne ou d'un groupe de personnes ont été lésés.
Candidature remarquée
Lors d'une intervention remarquée à la période de questions d'une séance du conseil municipal, en mars, le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau, avait soumis publiquement sa candidature aux élus de Laval. Il n'a pas été contacté. Était-il sérieux? «Très sérieux. Ce n'était pas une stratégie politique», affirmait récemment l'ex-candidat à la mairie de Laval, en rappelant que la création d'un ombudsman figure au programme de sa formation politique depuis 2006.
Conseiller à l'éthique
La création du Bureau de l'ombudsman s'inscrivait dans la foulée des nouvelles lois provinciales relatives au processus d'attribution de contrats et à l'éthique et la déontologie en milieu municipal. Une somme de 200 000 $ est prévue à ce poste au budget municipal 2011. Le budget du vérificateur général a par ailleurs été rehaussé (de 852 300 $ à 1 004 200 $) et on annonçait aussi, en décembre, la création d'un comité de vérification et l'embauche d'un conseiller à l'éthique. «Le dossier du conseiller à l'éthique est encore en discussion», indique Benoit Collette.
Quant au comité de vérification, il a été créé le 13 décembre 2010. Comme le Bureau de l'ombudsman, il s'agit d'une structure parallèle, dans l'organigramme de la Ville, qui relève du conseil municipal. Le rôle de ses membres est de prendre connaissance des activités de vérification et de formuler au vérificateur général les intérêts et préoccupations du Conseil. Le comité est constitué en vertu de la Loi sur les cités et villes et sa composition est déterminée par le conseil municipal d'une ville. À Laval, quatre de ses cinq membres sont des élus: Martine Beaugrand (Fabreville), France Dubreuil (L'Orée-des-Bois), Alexandre Duplessis (Saint-Martin) et Lucie Hill Laroque (Auteuil). Robert Lefebvre, CA et président du Centre local de développement, agit à titre de membre indépendant.

Laval se dote d'un autobus électrique
GHISLAIN PLOURDE
Environnement - Publié le 2 septembre 2011 à 16:05
La STL devient le premier transporteur québécois à faire l'acquisition d un autobus standard entièrement électrique. Sur la photo, on voit, Pierre Giard, directeur général de la STL, Jean-Jacques Beldié, président du conseil d administration de la STL, Francine Charbonneau, députée de Mille-Îles, Gilles Vaillancourt, maire de Laval, et Josh Anderson, de DesignLine. (Photo Pépé)La Société de transport de Laval (STL) devient le premier transporteur public de la province à faire l'acquisition d'un autobus standard entièrement électrique.
Le véhicule, qui sera climatisé lors des chaudes journées, parcourra les rues de Laval dans les prochains mois. Son arrivée en sol lavallois est prévue pour le début de l'année 2012. Pendant deux ans, la STL mènera près d'une cinquantaine de tests, répartis sur deux ans, pour s'assurer de sa fiabilité durant les quatre saisons.
«Les six premiers mois d'épreuves se feront sans passagers, tandis que les essais des 18 mois suivants seront réalisés avec des usagers à bord de l'autobus», déclare Pierre Giard, directeur général de la STL.
C'est l'entreprise DesignLine, de la Caroline du Nord, qui fournira le bus 100 % électrique à un coût de 890 000 $. Québec appuie financièrement la STL dans ce projet-pilote en déboursant 500 000 $. La société de transport estime qu'elle investira au total environ 1,5 M$ pour mener à terme l'expérimentation durant les deux prochaines années.
Cette commande à DesignLine fait suite à un appel d'offres où la candidature de quatre compagnies internationales a été étudiée de près. Parmi les critères de sélection qui se retrouvaient dans le cahier de charges, les autorités étaient à la recherche d'un véhicule de taille normale, soit 12 mètres, à plancher surbaissé, disposant d'une autonomie d'au moins 150 kilomètres et dont la recharge n'excédait pas quatre heures.
Si l'expérience s'avère concluante, la société retournera en appel d'offres afin de choisir le fournisseur de services. «Aucune option d'achat n'est rattachée à ce projet-pilote, affirme Pierre Giard de la STL. De plus, nos conclusions sur cette technologie seront partagées avec les huit autres transporteurs du Québec qui travaillent en collaboration avec l'AVT (Société de gestion et d'acquisition de véhicules de transport).»
En attendant la venue de ce nouveau moyen de transport écologique, des chauffeurs et mécaniciens de la STL se familiariseront avec l'appareil, dès octobre, en se rendant dans les bureaux de l'entreprise américaine qui déléguera également quelques employés chez le transporteur lavallois.
Mort du trolleybus?
Ce projet expérimental de la STL relègue aux oubliettes, ou presque, l'idée de développer le trolleybus sur l'île Jésus. «On ne peut pas dire que c'est mort, mais disons qu'il s'agit d'un autre clou dans le cercueil de ce dossier», rajoute Pierre Giard.
Quant aux autobus biberonnés, solution proposée lors du rapport final concernant le trolleybus, l'idée n'est pas écartée du revers de la main, mais ce n'est assurément pas le premier choix de la STL. «Cesser temporairement un circuit pour recharger la batterie, ce n'est pas l'idéal.»
Réactions
Le chef du Parti au service du citoyen (PSC), Robert Bordeleau, salue l'initiative annoncée de la STL. «On ne peut que se réjouir de ce type de nouvelle, sauf qu'il faudrait s'attaquer à l'ensemble du réseau de transport et non pas seulement à une unité, à une portion de l'équation», soulignant au passage que l'électrification des autobus se trouvait dans le programme électoral du PSC en 2009. Il rappelle, par le fait même, que le déploiement d'un réseau de tramway s'avère à être la solution de l'avenir du transport en commun à Laval.

Webdiffusion: le ML évince Robert Bordeleau
Anne-Laure Jeanson - Publié le 5 août 2011
Le Mouvement lavallois diffuse sur Internet des extraits choisis des séances du Conseil de ville de Laval, depuis le 7 mars dernier. (Photo: Archives)Le Mouvement lavallois diffuse sur Internet des extraits choisis des séances du Conseil de ville de Laval depuis le 7 mars dernier.
L'internaute peut, en allant sur le site du ML, regarder la dernière partie des séances, à savoir la période de questions entre les citoyens et le maire.
«On met toutes les personnes qui posent des questions, toutes sauf une», déclare David de Cotis, président du Mouvement lavallois (ML) et propriétaire du site Internet. Il s'agit de Robert Bordeleau, chef du Parti au service du citoyen.
Transparence
«Le ML se targuait d'être plus transparent et démocratique que l'administration Vaillancourt, mais ils ne le sont pas», affirme Robert Bordeleau.
«La première journée où les vidéos étaient en ligne, on m'entendait. Le lendemain, je n'apparaissais plus. Depuis ce temps-là, ils ne focussent que sur leurs propres questions», poursuit-il.
Pour le président du ML, «c'est de l'information gratuite qui n'est pas partisane. Ce n'est pas nécessairement que nous. On met toutes les personnes», dit-il.
«Avant le maire était arrogant. Dès qu'il y a eu la caméra, il s'est beaucoup calmé et est devenu plus respectueux. Il ne peut plus dire qu'il n'a "jamais dit ça". Ça apporte plus de transparence», conclut M. de Cotis.
Cinq séances filmées
La période de questions des cinq séances filmées et mises en ligne sur YouTube, à ce jour, sont découpées en extraits d'environ dix minutes. Pour des questions juridiques, la caméra ne montre que les conseillers siégeant.
Le ML ajoute des commentaires, présentant ses membres ou décrivant ses actions (remise de pétition) et certains échanges avec le maire, Gilles Vaillancourt.
Sur la vidéo de la séance du 6 juin, par exemple, Lydia Aboulian, chef du ML, est présentée comme la «candidate à la mairie pour 2013». Parfois, leurs photos officielles apparaissent.
Un hyperlien renvoie aussi à leur action contre la fourrière le Berger blanc (séance du 5 mai).
Des vidéos favorables à une cause
Selon Marc-François Bernier, titulaire de la Chaire de recherche en éthique du journalisme de l'Université d'Ottawa, «c'est de la manipulation/stratégie de communication politique au sens où ils font une sélection des extraits qui les favorisent, comme le font tous ceux qui font leur promotion (même les médias parfois!), mais ce n'est pas de la désinformation (induire volontairement autrui en erreur pour abuser de sa crédulité).
«Diffuser des vidéos favorables à une cause fait partie des méthodes convenues de propagande, comme les imprimés (tracts) d'autrefois.
«Dans la mesure où il est clairement indiqué que le site Internet est celui du Mouvement lavallois, qu'il s'agit d'un parti politique municipal, que les publics qui y ont accès sont conscients que le message est partisan, et que l'information n'est pas dénaturée/modifiée/déformée, je ne vois pas quel est le problème moral ou éthique», ajoute M. Bernier par courriel.
Cuisine
«Télécharger 15 minutes de vidéo sur YouTube, ça prend 6 heures. C'est beaucoup de temps et on ne fait pas d'argent », avance le webmestre et candidat du ML à Fabreville, Émilio Migliozzi.
«On se demande quelles sont les questions qui sont pertinentes, poursuit-il. Il faut que ça intéresse la plupart des Lavallois. En septembre, nous prévoyons demander aux personnes de commenter la réponse du maire».
M. Migliozzi est formel: «On n'a jamais diffusé M. Bordeleau. Je n'ai aucune confiance en cet homme. Il poursuit devant les tribunaux M. de Cotis et pourrait se retourner contre moi, si je diffuse sa voix.»
À Montréal
La ville de Montréal diffuse ses séances dans leur totalité, en direct sur son site Internet depuis mars 2010. «Tout est là, il ne manque rien. Il faut juste faire un peu de recherche», confirme Gonzalo Nunes, agent des communications de la ville de Montréal.
À Laval, selon M. Vaillancourt, un projet similaire était en évaluation début 2010. La Ville n'a pas répondu à nos dernières demandes sur ce sujet.

Les impacts sur le boisé inquiètent
Nathalie Villeneuve - Publié le 2 août 2011
Un des milieux humides du boisé Sainte-Dorothée, immédiatement au nord du parc Mont-Laval. (Photo: Alarie Photos)Mont-Laval
Le projet actuellement en chantier au parc Mont-Laval, plus ambitieux encore que les deux précédemment élaborés par Maisons Charplexe, suscite de vives appréhensions, quant à son impact environnemental.
«Mon inquiétude, c'est l'impact sur la forêt et sur la faune», dit Chantal Labelle, ex-présidente de l'Association pour la protection du boisé Sainte-Dorothée (APBSD), qui a guidé leCourrier Laval, le 20 juillet, dans une zone marécageuse du boisé, en zone agricole, immédiatement au nord des lots que Maisons Charplexe compte développer.
Le nouveau marécage, créé à la faveur d'un barrage de castor au printemps 2010, s'ajoute aux autres grands milieux humides du boisé.
VTT délinquants
Des traces fraîches dans la boue, visibles à l'approche du marécage, indiquent que des véhicules tout-terrain (VTT) sont passés ici récemment.
À Laval, ces véhicules n'ont le droit de circuler que du 15 décembre au 31 mars, dans les sentiers reconnus. On est donc clairement en présence de délinquants.
L'hiver dernier, du remblayage a été effectué au beau milieu du marécage qui s'ouvre devant nous, encore marqué par le passage de la machinerie.
Le problème a été réglé à la Table de concertation sur les véhicules hors route. Mais la restauration des lieux traîne, malgré l'implication du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).
«On voulait une remise en état avec la Ville de Laval», se limite à dire Hélène Proteau, directrice régionale du Centre de contrôle environnemental du MDDEP.
Cet épisode illustre bien la fragilité des milieux humides du boisé. Le projet de développement au sud ajoute à cette vulnérabilité: ces milieux sont directement liés à l'étang et au ruisseau du parc Mont-Laval, cruciaux pour tout le réseau hydrique du boisé.
Projet «vert»
Le projet précédent de Maisons Charplexe, publicisé comme un projet «vert» par le constructeur, en 2010, prévoyait la protection de l'étang et du ruisseau, ainsi que la conservation de 3,1 M de pieds carrés de forêt en zone agricole, au nord du parc.
Le projet avait reçu l'appui de l'APBSD. Une bénédiction qui a déplu à Chantal Labelle, qui a quitté l'Association depuis. «Je n'étais pas contre, mais ce n'était pas notre rôle d'appuyer le projet», résume-t-elle.
Cette fois, Maisons Charplexe est plus réservé quant à ses intentions et son président ne répond pas aux demandes d'entrevue du Courrier Laval.
Le MDDEP dit cependant veiller au grain: «On a prévenu le constructeur que s'il devait s'approcher du cours d'eau, il lui faudrait un certificat d'autorisation», dit Hélène Proteau.
C'est le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau, qui a alerté le Ministère, le 15 juillet. «On va encore saccager l'environnement, si on construit toutes les unités prévues», estime M. Bordeleau.
Évolucité
Le directeur du Conseil régional de l'environnement (CRE) de Laval, Guy Garand, souligne par ailleurs les incompatibilités du projet de Maisons Charplexe avec la nouvelle Politique de l'urbanisme durable de Laval, qui vise à favoriser le transport en commun, les déplacements actifs, la mise en valeur des milieux naturels et de la zone agricole, ainsi que des aménagements qui s'harmonisent avec l'identité du milieu.
Ces principes ne sont pas satisfaits dans ce cas-ci, estime M. Garand, qui qualifie de «poudre aux yeux» l'approche «Évolucité» élaborée par la Ville dans sa Politique.
Le plus ambitieux
Maisons Charplexe compte réaliser 1200 unités de condos et de penthouses, dans une vingtaine de tours de 12 à 18 étages. C'est deux fois et demie plus que les 450 unités unifamiliales et multifamiliales qu'il projetait en 2010, et quatre fois les 300 unités de condominiums et de maisons de ville qu'il planifiait en 2009.
Ces derniers projets se sont butés à l'opposition citoyenne, dans une saga où les autocaravaniers qui campaient auparavant sur le site se désolaient de voir leur port d'attache disparaître.
**********
La question du Mont-Laval a été à nouveau soulevée à la séance publique du conseil municipal du 1er août. À lire: «La modification du zonage semblait dans la poche en 2009».

La modification du zonage semblait dans la poche en 2009
Nathalie Villeneuve - Publié le 2 août 2011
Une résolution adoptée par le comité exécutif en 2009 démontre qu'il y a connivence entre la Ville et le promoteur Sylvain Chartrand, estime Robert Bordeleau. (Photo: Alarie Photos)Mont-Laval
En 2009, le président de Maisons Charplexe, Sylvain Chartrand, avait l'appui du comité exécutif de la Ville, pour son premier projet de développement résidentiel, avant même qu'il achète le terrain, a révélé Robert Bordeleau, lors de la séance publique du conseil municipal, le 1er août.
L'ex-candidat à la mairie et chef du Parti au service du citoyen (PSC) a brandi, à la période de questions, une copie d'une résolution du comité exécutif de la Ville, adoptée le 25 février 2009.
La résolution, tirée du procès-verbal d'une rencontre hebdomadaire du comité exécutif, a été adoptée à l'unanimité pendant une séance publique. Les membres du comité tiennent également une séance à huis clos, tous les mercredis.
«Accepté en principe»
Le titre de la résolution fait état d'une «demande acceptée en principe». La demande de modification de zonage, pour les lots du parc Mont-Laval, a été formulée par Catherine Vachon, de la firme Daniel Arbour et Associés, au nom de Maisons Charplexe.
Elle avait pour but de permettre l'implantation d'habitations unifamiliales contiguës et multifamiliales.
Quelques semaines plus tard, le 1er avril 2009, l'entreprise Parc Mont-Laval, présidée par Sylvain Chartrand, faisait l'acquisition des cinq lots totalisant une superficie de 1,6 M de pieds carrés, au prix de 5,4 M $, soit une fois et demie la valeur au rôle d'évaluation foncière.
Le 22 avril de la même année, un projet de 300 unités de maisons jumelées de type town house et condominiums était présenté aux citoyens résidant dans le secteur, dans le cadre d'une rencontre privée.
À ce moment, le zonage PA-163, qui permet des usages publics, semi-publics et récréatifs, prévalait pour ces terrains. La modification du règlement de zonage était sujette à l'approbation référendaire.
La Ville a finalement renoncé à son projet de règlement de zonage, en septembre 2009, face à l'opposition citoyenne, notamment celle d'autocaravaniers qui voyaient d'un mauvais œil la transformation du terrain de camping du Mont-Laval.
Le zonage PA-163 est toujours en vigueur actuellement, malgré une nouvelle tentative de Maisons Charplexe et de la Ville d'en changer en 2010, pour la réalisation de 450 unités unifamiliales et multifamiliales.
C'est en vertu de ce zonage inchangé que la municipalité a octroyé à Maisons Charplexe, le 19 juillet dernier, un permis de construction pour la réalisation du premier édifice d'une nouvelle mouture du projet: 1200 unités de condos et penthouses, dans une vingtaine de tours de 12 à 18 étages.
Opposition du PSC
«Qu'est-ce que cela cache encore?» a demandé Robert Bordeleau aux membres du conseil municipal, le 1er août, au sujet de la résolution du 25 février 2009.
Le chef du PSC s'est par ailleurs vanté d'avoir aidé les citoyens qui étaient contre les projets de Maisons Charplexe à les faire avorter. «Si j'étais maire, j'exproprierais [le Mont-Laval] pour en faire un parc», a-t-il ajouté, en marge de la séance du conseil municipal.
«Je suis très heureux d'apprendre que M. Bordeleau a fait avorter, avec son parti, la proposition de zonage qu'on avait préparé pour le Mont-Laval, qui voyait une option plus tempérée et modérée, a répliqué le maire Gilles Vaillancourt. M. Bordeleau, vous êtes responsable de l'échec. S'il y a des gens dans la salle qui ont des questions, vous pouvez les poser à M. Bordeleau.»
Quant à la résolution de 2009 la réponse de M. Vaillancourt a été expéditive: «Je demanderai un rapport au Service de l'urbanisme et quand j'aurai le rapport, je le rendrai public.»
En collaboration avec Camille Gaior.

Opposition PSC party demands Vaillancourt's resignation
By Martin C. Barry - Fri, 07/15/2011 - 19:03
Parti au Service du Citoyen leader Robert Bordeleau is demanding Laval mayor Gilles Vaillancourt's resignation.
While one of Laval's opposition party leaders is calling publicly for the resignation of Mayor Gilles Vaillancourt over conflict-of-interest allegations.
'Rumors'
At a July 7 press conference convened outside Laval city hall by Parti au Service du Citoyen leader Robert Bordeleau, he told gathered media that the various "rumors" of favoritism, inside deals and other ethical transgressions that the Vaillancourt administration now finds itself facing following the results of a journalistic investigation published recently in the Montreal French-language daily Le Devoir.
Following an investigation by Le Devoir of spending by the Vaillancourt-led Parti PRO des Lavallois, the paper concluded that the party was reimbursed more than $120,000 by the city for an annual sugaring-off activity that the Parti PRO organizes for obviously partisan purposes.
Research funding
The refund, which was made under provisions allowing municipal parties to have funding for research and administration, would ultimately have been approved, according to Le Devoir, by Vaillancourt himself who heads the executive-committee. The Parti PRO's expense claims are currently being investigated by Quebec's municipal affairs ministry. Laval is one of a dozen municipalities in Quebec whose methods for awarding contracts are also being investigated by the ministry.
"The Parti au Service du Citoyen asks in the name of all Laval residents for the dismissal of Gilles Vaillancourt from his posting as mayor, as well as his entire team who we suspect of complicity," Bordeleau said. "We are also asking Premier Jean Charest and Municipal Affairs Minister Lessard to place Laval under trusteeship and to call new elections in the next year in order to elect a new team and a new mayor who will be closer to all citizens."

La démarche «Évolucité» critiquée
Stéphane St-Amour - Publié le 4 juillet 2011
Robert Bordeleau, Chef du PSCPour le chef du Part au service du citoyen (PSC), le seul élément vert de la Politique d'urbanisme durable énoncée par l'administration Vaillancourt sont «les billets de banques qu'empocheront des entrepreneurs en construction».
Un mois après le dévoilement de la démarche «Évolucité», l'ex-candidat à la mairie Robert Bordeleau réagit par voie de communiqué, déplorant que cette nouvelle politique municipale privilégie le béton au détriment des espaces verts.
Le tramway; pas le métro
Le plan d'aménagement du territoire, tel que rêvé par la Ville, s'articule essentiellement autour de cinq nouvelles stations de métro, lesquelles coûteraient «une fortune» et nécessiteraient «peut-être plusieurs décennies» avant de voir le jour, condamne M. Bordeleau. «Il est tout à fait incohérent que nulle part dans la politique de l'urbanisme durable il ne soit question d'un système de transport écologique qui a fait ses preuves», écrit-il en parlant du tramway, dont il avait fait la pièce maîtresse de sa plateforme électorale en 2009. «Est-ce que cette idée a été mise de côté par l'administration Vaillancourt uniquement parce qu'elle a été proposée par notre formation politique?» questionne-t-il. Bordeleau fait valoir que le tramway est trois fois plus rapide qu'un autobus, aussi silencieux qu'un véhicule électrique et que son implantation est sept fois plus économique que le métro.
À quand un ombudsman à Laval?
Agence QMI - Publié le 30 juin 2011 à 10:06
La Ville de Laval tarde-t-elle à remplir son engagement de trouver un ombudsman et un comité de 12 citoyens à l'écoute des Lavallois?
En décembre dernier, la Ville a promis de créer un « comité chien de garde » formé de 12 citoyens qui travaillera de concert avec un ombudsman, afin d'étudier à titre de commissaire les plaintes des habitants de Laval.
Mais mercredi, la Ville de Laval n'a pas été capable de fournir un échéancier à TVA Nouvelles.
Candidat sérieux, le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau, a remis son curriculum vitae en mars dernier. Mais il est toujours en attente d'une réponse.
Il se demande si la Ville de Laval n'a pas repoussé son engagement de créer un poste d'ombudsman. «À chaque séance du conseil municipal de Laval, je demande au maire Gilles Vaillancourt "Qui est l'ombudsman?
Qui sont les gens qui vont passer les entrevues pour les 12 commissaires?" Je n'ai aucune réponse. On met ça aux oubliettes. »
Au début de l'année, la Ville de Laval avait pourtant payé de nombreuses publicités dans les journaux locaux pour inviter les citoyens à présenter leur candidature pour les 12 postes de commissaires au bureau de l'ombudsman.
Comme M. Bordeleau sera candidat à la mairie lors des prochaines élections à Laval, il ne se fait pas d'illusions. Son CV sera probablement rejeté.
La Ville de Laval assure que le processus suit son cours, et que l'administration veut prendre le temps de bien faire les choses.

Imbroglio au comité de bénévoles
Publié le 23 juin 2011 - Nathalie Villeneuve
Relève du Berger Blanc
Le comité de citoyens qui planche sur une solution de rechange au Berger Blanc a manifestement du mal à se définir et à faire passer son message.
À la valse-hésitation sur la formule à adopter pour le futur service de gestion animalière s'est ajouté un imbroglio, cette semaine.
Robert Bordeleau, chef du Parti au service du citoyen (PSC), était-il ou non présent à une rencontre du comité, le 9 juin, à l'hôtel de ville? La question peut sembler banale, mais elle traduit un malaise, quant à la présence de politiciens aux rencontres du groupe, qui doit en principe être indépendant.
Présent
Le 21 juin, Marie-Josée Sohy, nouvellement désignée secrétaire et porte-parole du comité, téléphonait au Courrier Laval. «M. Bordeleau n'était pas admis à la rencontre. Comme le maire, il a été exclu». La précision a été publiée le 22 juin.
Mme Sohy réagissait à un article paru le samedi 18 juin, dans lequel M. Bordeleau faisait état de ses échanges avec les bénévoles du comité, le soir du 9 juin.
«J'étais bel et bien présent, de 9h10 à 10h30 et j'étais le bienvenu», affirme M. Bordeleau. La chose est confirmée par deux bénévoles.
«Il n'a pas été exclu», dit une de ces personnes, qui a préféré garder l'anonymat. Aux dires des deux membres interrogés, Robert Bordeleau est arrivé au moment où la séance était levée et a discuté avec les citoyens. Une version finalement validée par Marie-Josée Sohy.
Par ailleurs, les deux bénévoles ont souligné le fait que Mme Sohy n'était pas présente le 9 juin et ont manifesté leur désaccord avec la précision qu'elle a demandée au journal.
Ratés
Problèmes de communication? «J'en conviens», a dit Mme Sohy, le 22 juin. Elle reconnaît qu'elle s'est jointe au groupe pour la première fois lors de la rencontre du 16 juin. Elle s'est fiée au compte-rendu d'autres membres du comité, pour la réunion du 9.
Cet imbroglio s'ajoute à quelques ratés survenus depuis la naissance du projet de création d'un organisme, en mai. Une bénévole s'était retirée du projet dès la première réunion, pour marquer son désaccord avec l'idée que le comité prenne seul toutes les responsabilités. Une majorité des membres du groupe ont fait part de réserves similaires, le 9 juin, selon les personnes interrogées.
Le point
À la réunion du 23 juin, le groupe devait se donner une «règle de conduite» quant à la présence de politiciens aux rencontres. Certains membres auraient par ailleurs suggéré la désignation de Jean-Pierre Tessier, assistant-directeur à la Ville de Laval, à titre de président d'assemblée.
Le sujet promet de faire des vagues. «Je ne suis pas d'accord que ce soit un fonctionnaire», dit une personne du groupe. «Il est clair que quelqu'un tente de noyauter ce comité», ajoute Robert Bordeleau.
Rectificatif
Robert Bordeleau, chef du Parti au service du citoyen, s'est bel et bien joint, le 9 juin, peu après 21h, aux membres du comité de citoyens qui compte se substituer au Berger Blanc. Trois bénévoles confirment qu'il a discuté avec le groupe, à l'hôtel de ville, après la fin de leur réunion. Les échanges ont notamment porté sur la forme que pourrait prendre le futur organisme. Nos excuses.

Gestion d'animaux: la valse-hésitation continue
Publié le 17 juin 2011 - Nathalie Villeneuve
Plusieurs citoyens bénévoles qui se sont engagés à prendre la relève du Berger Blanc pour la gestion animalière à Laval hésitent à se lancer dans la création d'un organisme à but non lucratif totalement indépendant, rapporte le chef du Parti au service du citoyen (PSC), Robert Bordeleau.
L'ex-candidat à la mairie s'est joint à une rencontre qui se tenait le 9 juin, à l'hôtel de ville. Selon lui, seulement trois bénévoles sur dix présents adhèrent au modèle proposé une semaine plus tôt par le maire de Laval.
Lourde charge
Le futur OBNL devait bâtir une équipe de travailleurs et de bénévoles pour veiller, 24 heures par jour, à fournir le service de fourrière et de gestion des animaux sur le territoire, dans les règles de l'art.
Comme les employés municipaux n'ont pas d'expertise en la matière, le maire avait signifié qu'il écartait la possibilité que la Ville prenne en charge le service.
Considérant qu'un poids trop lourd était mis sur les épaules des citoyens, une membre du groupe avait fait savoir qu'elle se retirait.
«S'ils [les employés de la Ville] n'ont pas l'expertise, c'est OK. Mais donnons-leur [aux citoyens] des outils», propose Robert Bordeleau. Le chef du PSC estime que la municipalité pourrait fournir le local et les équipements, comme les véhicules, par exemple.
Solutions à l'étude
L'idée n'est pas exclue, avance l'attaché politique du cabinet du maire, Jean-Maurice Duddin. «Toutes les solutions valables sont à l'étude et le meilleur choix possible sera retenu.»
La Ville de Laval s'est déjà engagée à offrir le support financier, administratif et juridique nécessaire pour le démarrage de l'OBNL, qui serait ensuite admissible aux subventions municipales.
La Ville, qui octroyait annuellement 343 800 $ au Berger Blanc, ne confirme pas qu'elle serait prête à débourser l'équivalent de cette somme, pour le futur organisme. «Nous sommes toujours à l'étude des solutions possibles», répond laconiquement M. Duddin.
Par ailleurs, l'administration municipale explore la possibilité d'établir un partenariat avec le pénitencier de Laval, qui pourrait mettre à profit ses locaux vides dans le cadre d'un projet de réinsertion des prisonniers.

Feu nourri des détracteurs de Vaillancourt
Publié le 11 Mars 2011 par Nathalie Villeneuve
Lien direct vers l'article
Trois ex-candidats aux élections de 2009 ont défilé au micro, à la séance publique du conseil de ville du 7 mars, ressassant les apparences de conflits d'intérêts de l'administration Vaillancourt médiatisées au cours des derniers mois.
À deux reprises, le maire de Laval a réagi en disant que «le temps nous donnera raison».
«Tout va très bien à Laval, qui a des élus à la fois responsables et respectables», a-t-il répondu à Rick Blatter, ex-candidat à la mairie. M. Blatter a évoqué «les scandales à Laval révélés par les médias».
«Nous avons la meilleure administration municipale», a-t-il répondu à Robert Bordeleau, aussi ex-candidat à la mairie et chef du Parti au service du citoyen (PSC).
Bordeleau en forme
Le chef du PSC faisait flèche de tout bois pour déstabiliser le maire, pendant la période de questions, lundi. Comme à son habitude, le détracteur de l'administration Vaillancourt a tenu à passer par un long préambule avant de poser une question. La Loi sur les Cités et villes ne l'interdit pas, a-t-il rappelé.
Robert Bordeleau a été jusqu'à proposer sa candidature à titre de bénévole au bureau de l'Ombudsman. La Ville de Laval a publié récemment un appel de candidatures afin de créer un comité de 12 personnes pour analyser les demandes de citoyens à ce bureau «créé en décembre 2010», stipule l'annonce.
«Je crois être un candidat tout désigné», a-t-il dit, tout en questionnant le maire sur ce bureau et sur le comité de sélection qui recevra les candidatures.
Science-fiction
M. Bordeleau a éprouvé la patience de la présidente du conseil de ville, Francine Légaré, à un tel point qu'elle l'a menacé de le faire sortir.
«Nous n'allons pas faire une pseudo-victime avec quelqu'un qui souhaiterait peut-être être un comédien», est intervenu le maire, alors que deux policiers postés juste derrière son opposant étaient prêts à intervenir.
Le chef du PSC a malgré tout égrainé une longue liste de noms d'entreprises qui ont contribué, en 2009, à la caisse électorale du PRO des Lavallois, le parti des élus de Laval.
Ces entreprises ont obtenu des millions de dollars en contrats pour la Ville, a noté M. Bordeleau, qui a nommé, entre autres, Nepcon, Dufresne Asphalte, Transport Robert Lapointe et Entreprises paysagistes Gaspard.
Que ces entreprises aient obtenu des contrats parce que leurs représentants ont contribué à la caisse du PRO, «c'est de la science-fiction», a répondu Gilles Vaillancourt.

Le maire Vaillancourt en ligne malgré lui
Karim Benessaieh - Publié le 08 mars 2011 à 08h18 | Mis à jour le 08 mars 2011 à 08h18
Un an après avoir demandé en vain la diffusion des séances du conseil municipal sur l'internet, l'opposition à Laval y est allée d'un petit coup d'éclat hier soir.
Équipé d'une caméra numérique amateur et d'un trépied, sous l'oeil amusé du maire Gilles Vaillancourt et de deux policiers, un militant du Mouvement lavallois a filmé les travaux, qui seront retransmis sur le site du parti d'ici 24 heures.
La même scène devrait se reproduire chaque mois, a indiqué le président du parti, David De Cotis. «On croit à la démocratie. Il y a des gens qui ne savent pas ce qui se passe ici.»
Jusqu'au dernier moment, le parti de l'opposition, créé en 2008 et qui ne compte aucun élu, craignait une intervention policière qui l'aurait empêché de filmer la séance. Il n'y a eu aucun esclandre. La seule réaction notable a été celle du maire Vaillancourt, qui a ironisé sur la virulence de la question d'un autre candidat battu à la mairie, Robert Bordeleau, du PSC. Celui-ci a essentiellement énuméré une liste de donateurs du parti du maire, l'associant à des contrats accordés par la municipalité. Il a exigé la démission du maire Vaillancourt, en poste depuis 1989.
«S'il n'y avait pas eu les caméras de l'autre parti, pas sûr qu'il aurait pensé à sa question», a répondu le maire. En milieu de soirée, il a également tenu à faire cette précision concernant la diffusion des débats sur l'internet: «Après vérification, il n'y a eu aucune demande, aucune plainte d'un citoyen autre que celles du Mouvement lavallois.»
Parcs et démocratie
La présence de la caméra de l'opposition n'a guère changé le déroulement de l'assemblée. Après une quarantaine de minutes expéditives, au cours desquelles les élus ont entériné plus de 60 résolutions, la période de questions a donné lieu à l'affrontement habituel. Aux questions de simples citoyens venus demander, par exemple, l'agrandissement d'un parc se sont greffées celles plus politisées dénonçant l'administration du maire. Les policiers ont d'ailleurs failli expulser Robert Bordeleau, sur l'ordre de la présidente, avant que le maire Vaillancourt intervienne pour éviter de «faire une pseudovictime de ce monsieur», a-t-il expliqué.
Le Mouvement lavallois demande depuis mars 2010 la diffusion sur l'internet des séances du conseil municipal. Les premières réactions au bureau du maire étaient plutôt favorables, la porte-parole ayant alors indiqué que la question était «à l'étude».
Interpellé régulièrement à ce sujet par les opposants, le maire Vaillancourt a fini par annoncer le mois dernier que le projet était tombé à l'eau.
Créé à l'automne 2008, le Mouvement lavallois se présente comme le principal parti de l'opposition à Laval. Il n'a toutefois fait élire aucun conseiller lors des dernières élections municipales, le 1er novembre 2009. Sa chef Lidya Aboulian a baissé pavillon devant Gilles Vaillancourt, ne récoltant que 22% des voix contre 61% pour le maire sortant. Sur les 21 postes de conseiller, tous remportés par le parti du maire Vaillancourt, un seul siège a été âprement disputé. Dans le district 9, le président du Mouvement lavallois, David De Cotis, a été battu par une mince majorité de 328 voix.

La séance du conseil municipal de Laval sera diffusée par l'opposition
GHISLAIN PLOURDE
Politique - Publié le 8 mars 2011 à 09:19
Le Mouvement lavallois a réservé une petite surprise aux élus lavallois en filmant la séance du conseil pour fin de diffusion sur Internet, chose qui ne s'était jamais vu jusqu'à présent. Par le passé, le parti d'opposition en avait fait la requête à la Ville sans jamais pouvoir en obtenir l'autorisation. Après vérification auprès de leurs représentants légaux, qui leur ont donné le feu vert, le Mouvement lavallois a décidé de braver l'administration Vaillancourt.
À l'amorce de la période de questions, le maire Gilles Vaillancourt a souligné que l'administration avait analysé la demande du Mouvement lavallois quant à la diffusion des séances du conseil Internet, mais l'avait jugée non pertinente principalement en raison des coûts que cela engendrait et du fait que, mis à part le Mouvement lavallois, aucun citoyen n'en avait formulé la demande au cours de la dernière année.
Échange musclé
La période de questions a donné lieu à un échange musclé entre le maire et Robert Bordeleau, chef du Parti service au citoyen, ce dernier frôlant l'expulsion, en revenant sur les allégations de corruption dans l'affaire des députés Serge Ménard et Vincent Auclair.
M. Bordeleau a également fait une longue nomenclature de la liste des donateurs au parti Pro du maire Vaillancourt tout en prétendant que ceux-ci avaient obtenu des contrats grâce à leurs contributions.

Les débats filmés à Laval
07/03/2011 22h27
LAVAL - Le Mouvement lavallois a réservé une petite surprise aux élus de Laval en filmant la séance du conseil afin de la diffuser sur internet, chose qui ne s'était jamais vue jusqu'à présent.
Par le passé, le parti d'opposition en avait fait la requête à la Ville sans jamais pouvoir en obtenir l'autorisation. Après vérification auprès de leurs représentants légaux, qui leur ont donné le feu vert, le Mouvement lavallois a décidé de braver l'administration Vaillancourt.
À l'amorce de la période de questions, le maire Gilles Vaillancourt a souligné que l'administration avait analysé la demande du Mouvement lavallois quant à la diffusion des séances du conseil sur internet, mais l'avait jugée non pertinente principalement en raison des coûts que cela engendrait et du fait que, mis à part le Mouvement lavallois, aucun citoyen n'en avait formulé la demande au cours de la dernière année.
Échange musclé
La période de questions a donné lieu à un échange musclé entre le maire et Robert Bordeleau, chef du Parti service au citoyen - ce dernier frôlant l'expulsion -, en revenant sur les allégations de corruption dans l'affaire des députés Serge Ménard et Vincent Auclair.
M. Bordeleau a également fait une longue nomenclature de la liste des donateurs au parti Pro des Lavallois du maire Vaillancourt tout en prétendant que ceux-ci avaient obtenu des contrats grâce à leurs contributions.

«Ce n'est pas un budget électoraliste» — Gilles Vaillancourt
Publié le 13 Décembre 2010
Nathalie Villeneuve
Lien direct vers l'article
Une pluie de bonnes nouvelles s'est abattue sur Laval à l'occasion du dévoilement du budget 2011, le 13 décembre. Est-ce un beaume que l'administration Vaillancourt applique sur ses blessures fraîches liées à l'affaire des enveloppes? Non, répond le maire.
Est-ce que ce budget aidera à restaurer la confiance des citoyens de Laval? «La mienne n'a pas changé», a répondu spontanément le maire de Laval, à la question qui lui a été posée à plusieurs reprises par les journalistes.
«La baisse de la dette de 160 M$ [depuis 1999], ce n'est pas arrivé du jour au lendemain. Les emprunts limités à 69,3 M$, on n'a pas inventé ça le mois dernier! On a commencé il y a douze ans!» a-t-il fait valoir.
Note personnelle
Fait inusité, le maire a débuté son allocution par un préambule où il a fait état, sur une note personnelle, de son dévouement et de son attachement à la Ville de Laval, depuis sa première élection, en 1973.
«Je suis né ici. J'ai grandi ici. J'ai fondé ma famille ici. J'ai mené ma carrière politique ici. Ma mère, mes frères, mes sœurs, mon épouse, ma vie sont ici. Ma carrière politique constitue un des principaux volets de mon existence.»
Pour plaire
Interrogé en marge de la conférence de presse, le chef du Parti au service du citoyen (PSC), Robert Bordeleau, a balayé de la main les dénégations du maire: «C'est un budget pour plaire», a-t-il affirmé.
L'ex-candidat à la mairie de Laval a, entre autres, déploré que le futur conseiller à l'éthique (à lire en page 4) ne puisse jouer le rôle de chien de garde du code d'éthique de la Ville.
Il s'est désolé encore une fois de voir la gestion du futur Complexe culturel et sportif échapper au regard du public, en étant confiée à un organisme à but non lucratif.
M. Bordeleau aurait par ailleurs aimé voir apparaître au budget des mesures de protection du patrimoine bâti, dans la foulée de la démolition récente d'une maison centenaire à Laval-des-Rapides, ainsi que la création d'un code du logement.
Faits saillants
> 690,7 M$: budget > 399,4 M$: d'investissements > 1 %: baisse de la dette par habitant > 4,1 cents: baisse du taux de base de la taxe foncière (87,4 cents du 100 $ d'évaluation) > 1 %: augmentation du compte de taxes foncières moyen, secteur résidentiel > 1,2 %: augmentation pour les maisons unifamiliales > 2,5 %: augmentation pour le secteur non résidentiel > 2,8 %: taux d'inflation prévu > Gel de la taxe des services de l'eau > Gel de la taxe spéciale pour les infrastructures de l'eau > Gel du tarif du transport régional
Programmes maintenus
> Remboursement de la taxe d'eau pour les 65 ans et plus > Accession à la propriété > Aide à la rénovation résidentielle > Subvention pour la plantation et l'entretien des arbres > Subvention reliée à de saines pratiques environnementales

Gilles Vaillancourt, convaincu de l'appui des Lavallois

Le mercredi 8 décembre 2010
Actualités Régional - Laval
Sébastien Jean
MONTRÉAL – Ciblé depuis trois semaines par des allégations de tentative de corruption, le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a esquivé sans frémir les attaques de l'opposition, lundi soir, lors de la séance du Conseil municipal.
Il s'est dit «convaincu» de l'appui de la population, malgré les sondages menés dans les dernières semaines sur le territoire de sa ville, selon lesquels seulement 20% des Lavallois croient leur maire, et 75% d'entre eux demandent une enquête sur les allégations de corruption qui visent l'administration Vaillancourt.
Robert Bordeleau, le chef du Parti au service du citoyen et candidat défait aux dernières élections municipales, a exigé la démission du maire.
«Vous avez dit dans votre point de presse [du 16 novembre] que vous alliez quitter votre poste si vous n'aviez plus l'appui de la population. Or, dans les sondages parus dans les médias, 80% [sic] de la population a exprimé le souhait de vous voir vous retirer. Quand allez-vous démissionner?», a-t-il demandé.
En réponse aux questions des journalistes, des partis d'opposition et des citoyens, Gilles Vaillancourt a répété inlassablement les mêmes lignes: «Il faut toujours distinguer entre l'humeur du moment et l'opinion réelle des Lavallois. Je ne gouverne jamais par sondage. J'ai été élu il y a un an de façon démocratique», a-t-il dit plusieurs fois.
«La politique est cruelle»
Dans la salle du conseil bondée malgré la tempête de neige qui faisait rage à l'extérieur, la période de questions, dirigée de façon expéditive par la présidente du Conseil, Francine Légaré, n'a duré qu'une vingtaine de minutes.
S'adressant aux médias quelques minutes avant le début de la réunion mensuelle du Conseil municipal, le maire de Laval a reconnu que les dernières semaines avaient été particulièrement difficiles pour lui.
«Je ne vous dirai pas que ce sont les meilleurs jours de ma vie. […] La politique est une joute particulièrement cruelle», a-t-il raconté.
Même s'il avait sommé Serge Ménard et Vincent Auclair de se rétracter dans les plus brefs délais le 16 novembre dernier, ce que les deux politiciens n'ont pas fait, le maire de Laval n'a toujours pas mis à exécution sa menace de poursuite.
«Le dossier est entre les mains de nos procureurs», s'est-il contenté de dire lundi soir.
Argent comptant
Le 15 novembre, dans une entrevue à la télévision de Radio-Canada, l'ancien ministre de la Justice Serge Ménard a affirmé que lors de la campagne électorale de 1992, Gilles Vaillancourt lui avait remis une enveloppe à moitié ouverte contenant 10 000$ en argent comptant.
Le lendemain, le député libéral de Vimont, Vincent Auclair, a affirmé qu'en 2002, le maire de Laval lui avait aussi tendu une enveloppe, dont il n'avait toutefois pas identifié le contenu, lors d'une rencontre dans son bureau.
Serge Ménard a répété ses propos jeudi dernier, devant le comité de l'éthique de la Chambre des communes, à Ottawa, en précisant qu'il avait gardé le silence pendant 17 ans parce qu'il n'avait aucune preuve indépendante.
«Dès le moment de l'événement, j'ai compris que ce serait ma parole contre la sienne et qu'il n'y aurait pas d'accusation», avait-il dit.
Depuis, Gilles Vaillancourt a vigoureusement nié ces allégations de tentative de corruption.

Vaillancourt holds head high
Mayor under seige. Rejects allegations of illegal donations
By DAVID JOHNSTON, The Gazette November 17, 2010
The longest day in the long career of the mayor of Montreal's largest suburb started yesterday as it always does -early.
But with a difference.
A Radio-Canada van. It had been parked there since 6 a.m., hoping to catch an unsuspecting mayor a mere 14 hours after the network aired an interview with Bloc Quebecois Member of Parliament Serge Menard, in which Menard said Vaillancourt had tried to give him an illegal $10,000 cash contribution to his first political campaign back in 1993.
Seeing what looked to him like a media stakeout, Vaillancourt took a circuitous route around the back of city hall and disappeared for the next seven hours. At 3:30 p.m., he finally emerged for a news conference to deny Menard's allegation, and to deny another allegation like it made late yesterday morning by Liberal MNA Vincent Auclair, a Laval member of the National Assembly. Auclair said that he, too, had been offered an envelope by Vaillancourt in 2002, when he was entering provincial politics, but that he, like Menard, had refused it.
Vaillancourt dismissed those allegations yesterday afternoon, saying he was sending Menard and Auclair formal legal warnings last night instructing them to retract their comments or else face a lawsuit.
"I have denied and I continue to deny," said Vaillancourt, who has been mayor of Laval since 1989 and who was elected last year to a sixth term. "They (Menard and Auclair) are responsible for what they say, and to me, they are inventing things."
Why Menard, a former Quebec minister of justice, and Auclair, a notary by profession, would invent allegations against Vaillancourt is a question for which Vaillancourt had no clear answer yesterday.
"These people, maybe they have agendas," said Vaillancourt. "I don't know their intentions, but I have seen the methods they have used."
Vaillancourt kept his composure yesterday, occasionally displaying the imperial demeanour that has made him something of an urban legend in his own time. His Parti PRO des Lavallois has won all 21 council seats in Laval city council in all three municipal elections since 2001. In the 2005 election, he went virtually uncontested until an 18-year-old CEGEP student named Audrey Boisvert jumped in at the last minute and came second with 16 per cent of the mayoralty votes, to Vaillancourt's 75 per cent.
In the last year's election, Vaillancourt's share of mayoralty votes fell to 61 per cent, with Lydia Aboulian of Mouvement lavallois taking 23 per cent and Robert Bordeleau of the Parti au service du citoyen taking 15 per cent.
Before Vaillancourt's news conference yesterday, Bordeleau held his own news conference outside city hall, where he called for the mayor's resignation and the resignation of the entire executive committee. He also called on the Quebec government to put Laval under trusteeship while investating allegations against Vaillancourt. Quebec rejected the idea of trusteeship. Last night, after Vaillancourt's news conference, Bordeleau said in a telephone interview that his position on resignations and trusteeship hadn't changed as a result of Vaillancourt's denials.
Aboulian met with reporters outside city hall before and after Vaillancourt's news conference. She said she wasn't going to join Bordeleau's call for Vaillancourt's resignation. She said these are still only allegations, and that she prefers to see Vaillancourt step aside temporarily while the government investigates.
Laval is one of several municipalities north of Montreal where the Municipal Affairs Department is conducting a round of "verifications" relating to ethical conduct. It has already been reported that Terrebonne, Mascouche and St. Jerome are among the municipalities targeted. In Terrebonne and Mascouche, mayors Jean-Marc Robitaille and Richard Marcotte have stepped down temporarily while the ministry probes unfold. In St. Jerome, Mayor Claude Gascon is refusing to step down. That Laval is among the towns under the microscope shows that the department has cast a wide net north of Montreal.
Danielle Pilette, an urban-affairs expert at the Universite du Quebec a Montreal, said the special investigative squad Operation Hammer is known to have been very busy in recent months in the suburbs north of Montreal. Just how closely Operation Hammer, set up by the Charest government, is tied to the media revelations and ministry verifications is a question that only now is beginning to surface.
Menard was quoted Monday night by Radio-Canada as saying that Vaillancourt had offered him a white envelope with money in it while he went to visit the mayor one day back in 1993, when he was entering provincial politics.
Yesterday, Vaillancourt said, "There are lots of white envelopes in my office ... Mr. Auclair says, 'There was an envelope.' I will tell you that every new political candidate who comes into my office I give a nice little document to, a document I have written myself, entitled How to Do Door to Door Campaigning. And with that, I tell them, they should be able to get elected."
Vaillancourt said Auclair gave him a heads-up last Saturday night at the Bal viennois at the Sheration Laval that Radio-Canada had been asking him if he had ever received an envelope containing money from anyone in Laval.
In an affidavit that Vaillancourt swore out yesterday with commissioner of oath Mylene Lalancette-Tasse, Vaillancourt says of his conversation with Auclair on Saturday night:
"He (Auclair) confirmed to me that neither me nor my entourage had offered him envelopes containing money, but he added that a former Parti Quebecois minister was going to reveal on air on Monday Nov. 15, 2010 that someone had offered him an envelope."
In a second affidavit distributed to reporters yesterday at Vaillancourt's news conference, Pierre Lafleur, Vaillancourt's chief of staff, is quoted as saying Auclair reiterated as recently as Monday afternoon that he had never been offered, nor had received, money from Vaillancourt or his entourage.

Robert Bordeleau réclame la démission «immédiate» de Gilles Vaillancourt

Le mercredi 17 novembre 2010
Actualités Régional - Laval
LAVAL - Le chef du Parti au Service du citoyen et candidat à la mairie de Laval lors des dernières élections municipales, Robert Bordeleau, a réclamé mardi matin la démission «immédiate» du maire Gilles Vaillancourt et la mise en tutelle de la Ville de Laval par le ministre des Affaires municipales.
M. Bordeleau a également demandé au gouvernement du Québec d'instituer une enquête publique sur l'administration Vaillancourt.
M. Bordeleau, qui a amassé 15% des voix lors des élections de 2009, réagissait ainsi aux allégations des députés Serge Ménard et Vincent Auclair, qui ont confirmé avoir refusé une «enveloppe blanche» que leur tendait le maire Vaillancourt.
L'enveloppe de M. Ménard, selon son témoignage à Radio-Canada, contenait 10 000 $ en argent comptant. M. Auclair a dit mardi matin qu'il ne savait combien il y avait d'argent dans la sienne.
M. Bordeleau a aussi réclamé la démission des quatre conseillers qui siègent au comité exécutif et celle du président de la Société de transport de Laval, Jean-Jacques Beldié.
De plus, il a questionné l'attribution de contrats au cours des dernières années à un groupe d'entrepreneurs «collés à l'administration Vaillancourt», notamment pour la construction des quatre stations de métro de Laval et du quartier général de la police de Laval.

UN AUTRE GASPILLAGE DE NOS TAXES
Robert Bordeleau, Chef, Parti au Service du Citoyen
Lettres ouvertes- Publié le 11 novembre 2010 à 11:54
En tant que chef du Parti au service du citoyen (PSC) j'aimerais réagir à l'annonce de la mise sur la glace de l'étude de faisabilité du trolleybus, un autre gaspillage de taxes des citoyens et citoyennes de Laval.
Nous apprenions, la semaine dernière, que l'administration Vaillancourt, Hydro-Québec et la STL, venaient de jeter à la poubelle l'étude de 750 000.00 $ de nos taxes en mettant leur projet de trolleybus sur la glace.
De plus ils mandatent la firme SNC Lavalin pour réaliser une autre étude de faisabilité, cette fois concernant les autobus électriques. Qui leur a donné le feu vert pour mandater cette firme de génie-conseil, y a-t-il eu appel d'offre public?
Mon parti et moi avons toujours été en faveur des technologies vertes et l'implantation des autobus électriques à Laval est un point important de notre plateforme électorale.
Par contre, l'implantation de ces autobus doit faire partie d'un plan d'ensemble et d'une vision à long terme du transport en commun et non à l'improvisation comme nous le constatons depuis quelques années.
Je réitère la volonté du PSC d'implanter un réseau de tramways qui sillonnerait les grandes artères de la ville. Le PRO et son chef devraient cesser d'avoir des réflexes de vieux partis. M. Vaillancourt et sa suite n'ont pas l'ouverture d'esprit nécessaire pour accorder à cette option toute la place qui lui revient. Partout à travers le monde, le tramway du 21e siècle révolutionne les déplacements et présente de nombreux avantages.
Le tout premier tracé du tramway lavallois que nous proposons passerait au centre de l'autoroute 440. Ce tracé ne nécessiterait aucune expropriation et serait le point de départ de tout le réseau. Il serait éventuellement relié au train « Montréal – St-Jérôme » et au train « Deux-Montagnes – Montréal » qui passe par Ste-Dorothée. Le second tracé serait implanté sur le boulevard St-Martin.
Le parti que je représente ne considère pas le transport en commun comme une vache à lait ou une source de revenus mais plutôt comme un service public devant être accessible et répondant aux besoins et attentes des lavalloises et lavallois.

Le PSC croit toujours en le tramway
Stéphane St-Amour
Publié le 10 novembre 2010
Lien direct vers l'article

Le chef du Parti au service du citoyen (PSC), Robert Bordeleau, réitère son souhait de voir implanter un réseau de tramway qui sillonnerait les grandes artères de la ville. «Le PRO et son chef devraient cesser d'avoir des réflexes de vieux partis. M. Vaillancourt et sa suite n'ont pas l'ouverture d'esprit nécessaire pour accorder à cette option toute la place qui lui revient. Partout à travers le monde, le tramway du 21e siècle révolutionne les déplacements et présente de nombreux avantages», déclare Robert Bordeleau dans un communiqué publié le 4 novembre
L'ex-candidat à la mairie revient avec le tracé proposé aux dernières élections, dont le premier jalon serait aménagé dans l'emprise de l'autoroute 440. «Ce tracé ne nécessiterait aucune expropriation et serait le point de départ de tout le réseau», mentionne-t-il, précisant que le réseau pourrait éventuellement être relié aux lignes de train de banlieue Blainville-St-Jérôme et Deux-Montagnes. «Le PSC ne considère pas le transport en commun comme une vache à lait ou une source de revenus, mais plutôt comme un service public devant être accessible et répondant aux besoins et attentes des Lavallois», conclut Robert Bordeleau, qui réagissait à la décision de la STL de mettre sur la glace un réseau de trolleybus.

Contrats de construction - La mainmise du génie-conseil est jugée «aberrante» à Laval
Kathleen Lévesque - Alec Castonguay
Communautaire - 27 octobre 2010
Lien direct vers l'article
Le contrôle presque total des grandes firmes de génie-conseil sur le processus d'octroi des contrats de construction accordés par la Ville de Laval est «totalement aberrant», selon Robert Bordeleau, chef du Parti au service des citoyens de Laval (PSC). «Ça n'a pas de bon sens de tout donner au privé et de ne pas être en mesure de bien surveiller le travail et les prix», dit-il.
Hier, Le Devoir révélait que la mainmise des ingénieurs externes est si considérable que des fonctions stratégiques de la Ville de Laval sont entre les mains du privé. Ainsi, l'évaluation des projets, leur conception, l'analyse des sols, les plans et devis, l'estimation des coûts, la rédaction des appels d'offres et la surveillance des chantiers sont effectués par les firmes privées de génie-conseil. De plus, les ingénieurs internes à la Ville de Laval sont très peu nombreux pour surveiller le travail de ces firmes. La Ville compte une quinzaine d'ingénieurs.
Contrairement à la Ville de Montréal, qui a donné un coup de barre dans les derniers mois en embauchant massivement des ingénieurs pour surveiller les contrats municipaux, l'administration Vaillancourt ne souhaite pas encadrer davantage les firmes de génie-conseil. «Le modèle qu'on applique est celui d'un partenariat public-privé. [...] On considère que ce modèle a bien fonctionné», dit Marc Laforge, le porte-parole de la Ville de Laval.
Le maire Gilles Vaillancourt et les 21 conseillers municipaux contactés par Le Devoir hier n'ont pas souhaité commenter la situation.
M. Bordeleau, qui dirige le PSC depuis 2006, n'est pas d'accord. «Les taxes à Laval sont de 20 à 30 % trop élevées, alors dire que c'est économique pour la Ville de s'en remettre totalement au privé, c'est faux», dit-il, lui qui a terminé 3e lors des élections municipales de 2009 et n'a fait élire aucun conseiller, puisque le parti du maire Vaillancourt a raflé tous les sièges. Il n'y a aucune opposition à l'Hôtel de Ville de Laval. «Notre manque d'expertise interne fait qu'on est à la merci des firmes privées, alors contrôler les coûts et la qualité est plus difficile. Montréal s'en est rendu compte, Laval devrait en faire autant», dit Robert Bordeleau.
Sur les ondes du 98,5 FM, à l'émission Dutrizac l'après-midi, le porte-parole de Laval a soutenu «qu'il n'y a pas de raison de croire que le travail est mal fait». «On est satisfait de la situation», a dit Marc Laforge.
Sur une autre planète!
Une erreur, selon Pierre J. Hamel, chercheur à l'INRS-Urbanisation. «Laval vit sur une autre planète! Comme si les problèmes de Montréal, qui confiait tout au privé avant de constater les dérapages, ne pouvaient pas traverser les ponts!»
Laval est pourtant l'un des plus importants donneurs d'ouvrage au Québec, dit M. Hamel. «Ce n'est pas une paroisse! Pourtant, elle est la championne du laisser-aller au privé.» Lui aussi pointe du doigt le manque d'expertise interne. «Pour ne pas te faire avoir par une entreprise privée, il faut avoir un minimum de connaissances. L'ingénieur interne travaille uniquement pour que la Ville obtienne le meilleur rapport qualité-prix, alors que l'ingénieur d'une firme privée est là pour faire des profits.»

Nuit des sans-abri : les Lavallois ont bravé le froid
Gabriel St-Jean
Communautaire - 22 octobre 2010 à 13:28
Lien direct vers l'article

Malgré une météo exécrable et des températures très froides, les Lavallois ont été nombreux à participer à la nuit des sans-abri, vendredi dernier. Les organisateurs dressent un bilan positif.
Selon Janie Fortin, directrice d'Aviron hébergement communautaire, les participants ont même été plus nombreux cette année. «L'an dernier, 150 personnes ont participé à l'évènement. Nous n'avons pas de chiffres précis pour cette année, mais selon tous les intervenants présents, nous avons dépassé la barre des 150.»
Vendredi dernier, une forte pluie et des rafales de vent ont balayé tout le Québec et causé des pannes d'électricité, notamment à Montréal. Malgré tout, pour les Lavallois présents, la soirée a été chaleureuse. «Nous avons été agréablement surpris par la réaction du public, raconte Janie Fortin. Les gens ont embarqué, et notre activité karaoké a été mémorable. Dame Nature est rarement de notre côté lors de la nuit des sans-abri, mais nous réussissons tout de même à organiser de beaux évènements.»
RLors de la soirée, un prix hommage a été remis à l'équipe d'itinérance du CSSS de Laval pour son engagement auprès des sans-abri. Le prix a été remis par les récipiendaires des années précédentes, soit le maire Gilles Vaillancourt (2009) et le député Alain Paquet (2008).
La nuit des sans-abris se tient depuis 21 ans dans différentes villes du Québec. Elle a pour but de sensibiliser la population à la réalité des gens de la rue afin de briser l'indifférence et les préjugés. À Laval, 1% de la population serait touché par l'itinérance chronique.

Rien qu'un fossé
Nathalie Villeneuve
Publié le 8 octobre 2010
Lien direct vers l'article

«C'est une erreur malencontreuse, nous le reconnaissons», a dit le maire de Laval, à la séance publique du conseil de ville du 4 octobre, au sujet de la destruction d'un milieu humide à Fabreville, au début septembre.
Gilles Vaillancourt répondait à une question du chef de la formation politique le Parti au service du citoyen (PSC), Robert Bordeleau, en lien avec cette «erreur». «Qu'est-ce que vous attendez pour faire respecter la Politique de conservation et de mise en valeur des milieux naturels d'intérêt?», a demandé M. Bordeleau. La zone touchée est en effet incluse dans la zone d'aménagement écologique du secteur Mattawa.
M. Vaillancourt a d'abord répondu que le milieu investi par une excavatrice était un «fossé». «C'est nous qui avons établi le contact avec le MDDEP (ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs)». Le maire de Laval a assuré que les correctifs nécessaires seront apportés.
Quant à la Politique, il a fait valoir qu'elle était une des meilleures.
Selon Hélène Proteau, directrice régionale au MDDEP, un inspecteur du Ministère a estimé que la superficie touchée près de la rue des Charmes, à Fabreville, atteint environ 15 000 m2, et est composée d'un marais, d'une zone marécageuse et d'un ruisseau.

A-t-on le droit à un préambule?
Période de questions à l'hôtel de villeNathalie Villeneuve
Publié le 7 Octobre 2010
Lien direct vers l'article

Qui dit que les citoyens qui s'expriment à la période de questions des séances publiques du conseil de ville ne peuvent pas commencer par un préambule? Le chef du PSC a lancé l'interrogation à la séance du 4 octobre et a demandé au ministre des Affaires municipales d'intervenir.
Rien, dans l'article 322 de la Loi sur les cités et villes, qui porte sur les séances publiques du conseil, dit qu'il est interdit de faire une courte mise en contexte avant de poser une question, a fait valoir Robert Bordeleau, chef du Parti au service du citoyen (PSC). «Nous confierons la question à un juriste», a répondu le maire de Laval, Gilles Vaillancourt. Robert Bordeleau a toutefois envoyé une lettre à Laurent Lessard, ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, le 6 octobre.
«Posez votre question!»
La première phrase de la lettre donne le ton: «J'aimerais porter à votre attention la continuité du règne de peur et le règne antidémocratique qui se poursuit à Laval par l'administration Vaillancourt».
Depuis quelques mois, la conseillère municipale Francine Légaré, qui préside les séances du conseil, tolère de moins en moins les préambules. «Posez votre question!» lance-t-elle à tous les citoyens qui ne vont pas droit au but.
La séance du 4 octobre n'a pas fait exception. Robert Bordeleau s'est fait remettre à l'ordre, comme à chaque séance. Le 7 septembre, il s'était carrément fait couper le sifflet.
Pour Robert Bordeleau, chef du Parti au Service du Citoyen (PSC), l'adoption, par le conseil de ville, du projet de règlement lors d'une séance extraordinaire le 19 mai dernier est une autre démonstration que la Ville agit en catimini dans ce dossier particulièrement sensible.
La procédure en irrite certains, comme Jean Cook, de l'organisme DIRA Laval, venu au micro poser une question à la dernière séance.
Offusqué de ne pouvoir mettre son interrogation en contexte, M. Cook a tourné les talons, avant que le maire ne l'invite à le rencontrer pour répondre à sa question en privé.
Une minute
«Une séance du conseil dure en moyenne un maximum d'une heure, questions des citoyens incluses», note le chef du PSC, qui juge qu'il serait convenable d'admettre un préambule d'environ une minute.
La Loi stipule que le conseil peut, par règlement, prescrire la procédure à suivre pour poser une question. Comme aucun nouveau règlement stipulant que les préambules sont proscrits n'a été voté, il s'agit d'un «abus de pouvoir», estime M. Bordeleau, qui demande au ministre de ramener l'administration municipale à l'ordre.
La Loi stipule également que dans le cas d'une municipalité de plus de 20 conseillers (le cas de Laval), le conseil peut décréter que la période de questions orales est remplacée par des questions écrites, note l'attaché politique du maire, Jean-Maurice Duddin.
Sans répondre directement à la lettre de Robert Bordeleau, «qui ne nous est pas adressée», M. Duddin fait valoir que la période de questions pourrait être plus restrictive, mais que «le conseil préfère une participation active des citoyens».

La saga se poursuit
Mont-Laval Marie-Eve Proulx
Actualités - 31 mai 2010 à 14:41
Lien direct vers l'article

Nouveau développement dans le projet du parc Mont-Laval : les citoyens résidant dans la zone concernée et des zones contigües pourront signer un registre le 1er juin afin que le règlement de changement de zonage du terrain camping soit soumis à un référendum.
«Les résidents des rues des Pivoines, Principale, Pourpier et du boulevard de l'Hôtel de Ville pourront signer le registre et demander qu'un référendum soit tenu dans le dossier du Parc du Mont-Laval», explique M. Guy Collard, greffier de la Ville de Laval.
Mais afin qu'un référendum ait lieu, un minimum de 76 personnes doit signer le registre, ajoute-t-il.
Refusant de donner de plus amples informations concernant la suite des événements, M. Collard précise toutefois que le conseil de la municipalité décidera si oui on non il y aura référendum après l'analyse du registre.
Les citoyens ont jusqu'à mardi 19h, pour signer le registre.
Pour Robert Bordeleau, chef du Parti au Service du Citoyen (PSC), l'adoption, par le conseil de ville, du projet de règlement lors d'une séance extraordinaire le 19 mai dernier est une autre démonstration que la Ville agit en catimini dans ce dossier particulièrement sensible.
M. Collard répond pour sa part que tout est fait selon les règles de l'art et que toutes les étapes ont été respectées.
Plan B
Face à un éventuel référendum, Sylvain Chartrand, propriétaire du parc et président de Maisons Charplexe, ne présente aucune inquiétude.

Les résidents veulent faire entendre leur voix
Vignettes de stationnement sur la rue Alexandre Marie-Eve Proulx
Politique - 13 mai 2010 à 00:00
Lien direct vers l'article

Les citoyens de la rue Alexandre demandent au maire Vaillancourt de reculer sur son projet de règlement qui les contraint à se doter d'une vignette pour stationner leur véhicule dans leur rue, et ce, malgré l'absence de problématique.
En 2008, les citoyens résidant sur les rues avoisinantes des stations de métro ont été consultés par l'administration Vaillancourt au sujet de l'implantation de vignettes dans leur secteur. Malgré leur opposition au projet, les résidents de la rue Alexandre ont reçu une bien mauvaise surprise, le mois dernier, en recevant un avis de la Ville les avisant que seuls les propriétaires de vignettes seront désormais autorisés à stationner leurs véhicules dans la rue, entre 10 h et 15 h du lundi au vendredi.
«C'est ridicule parce que les utilisateurs du métro ne viennent jamais se stationner sur notre rue. Sur certaines rues, la vignette a sûrement sa raison d'être, mais la rue Alexandre est à au moins dix minutes de marche du métro. Les gens ne viennent pas jusqu'ici», déplore François Bordeleau, résident de la rue Alexandre, précisant que chaque résident propriétaire d'un véhicule doit payer des frais annuels de 15 $, en plus d'un montant de 2,50 $ par mois pour détenir une vignette de stationnement.
«Si j'invite des gens à la maison la semaine, je fais quoi? Je paye une vignette pour de possibles invités? Et pour toutes les familles qui possèdent plusieurs véhicules? Ils devront payer une vignette alors que la rue est toujours déserte. Ça n'a pas de bon sens», argue-t-il.
Lors de la dernière séance du conseil de ville, le 3 mai dernier, une pétition a d'ailleurs été remise à l'administration Vaillancourt afin qu'elle fasse volte-face dans ce dossier. Une cinquantaine de résidents de la rue ont déploré que leur voix n'ait pas été entendue lors de la consultation publique en 2008.
«Quand tout le monde dit non et réfute la problématique, ce n'est pas censé que l'administration Vaillancourt aille de l'avant et impose son projet de règlement», poursuit-il, précisant que la conseillère de son district fait la sourde d'oreille.
Taxe déguisée
Selon Robert Bordeleau, chef du Parti au service des citoyens, «le maire veut faire avaler une autre taxe déguisée aux contribuables lavallois qui résident dans les rues avoisinantes des stations de métro. Les Lavallois devraient pouvoir se stationner dans leur propre rue sans avoir à payer», a affirmé M. Bordeleau.
Le PSC exige du maire Vaillancourt qu'il revienne sur sa décision en annulant dès maintenant «sa nouvelle taxe déguisée». «Une réelle politique à l'écoute des besoins des citoyens concernant le stationnement alternatif permettrait d'améliorer la présente situation au lieu d'encore piger dans les poches des contribuables», mentionne-t-il.

Vers un référendum?
Marie-Eve Proulx
Actualités - 4 mai 2010 à 14:53
Lien direct vers l'article

Quelque 24 citoyens ont demandé l’ouverture d’un registre pour la tenue d’un référendum sur le projet de règlement de zonage qui permettra le développement résidentiel du Mont Laval.
Adopté lors de la séance du conseil municipal du 6 avril dernier, le second projet de règlement visant à changer le zonage récréotouristique du Mont Laval doit permettre à Maisons Charplex de construire son projet d’habitations.
Les opposants au projet domiciliaire dans le quartier Sainte-Dorothée avaient jusqu’au 19 avril pour s’inscrire auprès de la Ville.
«Nous avons reçu deux requêtes. Au total, 24 personnes ont demandé la tenue d’un registre. Comme douze signatures étaient nécessaires, Laval devra, tel que demandé, tenir un registre dans lequel seules les zones qualifiées pourront demander la tenue d’un référendum», explique M. Guy Collard, greffier à la Ville de Laval.
Or, il semble que le dossier ne soit pas réglé avant la fin de juin au plus tôt. «Avant la tenue d’un registre, le projet de règlement de zonage doit officiellement être adopté, ce qui n’est toujours pas le cas. Et pour ouvrir la voie à un référendum, 10% de la population concernée, soit environ 76 personnes, doivent d’abord signer le registre», ajoute M. Collard, précisant qu’en 25 ans de service à la Ville, aucun référendum n’a encore été tenu à Laval.
Démantèlement
Selon Robert Bordeleau, chef du Parti au Service du Citoyen, le référendum va mourir dans l’œuf. «Il n’y a jamais eu de référendum à Laval et je ne crois pas que ce sera différent dans ce cas-ci. Tout s’est tellement fait rapidement et en catimini dans ce dossier. Déjà Charplexe a commencé à démanteler les installations du camping. C’est comme si le dossier était déjà clos», déplore M. Bordeleau, se disant impatient de connaître les «tenants aboutissants» du projet de Charplexe.
«Depuis le début, ils font peur à la population en affirmant que le zonage actuel pourrait permettre la construction de pistes de course ou autre installation du genre. Mais quel entrepreneur ferait une chose pareille dans le fin fond du bois? Personne», dit-il.

Le projet Mont-Laval chemine
par Nathalie Villeneuve
Article mis en ligne le 9 avril 2010 à 17:00
Lien direct vers l'article

Le projet de développement résidentiel du Mont-Laval a franchi une nouvelle étape vers sa réalisation cette semaine et a été encore une fois contesté, à la séance publique du conseil municipal du 6 avril.
Les élus ont adopté le second projet de règlement de zonage qui permettrait de donner le feu vert au promoteur, Maisons Charplexe.
Grand démocrate
Le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau, a repris les arguments des Amis du Mont-Laval, pour exprimer son désaccord avec le projet de développement résidentiel.
Les Amis du Mont-Laval regroupent les autocaravaniers qui résidaient dans le parc jusqu'à sa fermeture par le promoteur, l'automne dernier. Ce regroupement s'est opposé autant à une première mouture du projet, abandonnée en septembre, qu'à une nouvelle version soumise récemment au conseil municipal.
«Le conseil municipal a emprunté le chemin prévu par la loi, a répondu le maire de Laval, visiblement agacé. Je me rendrai à la volonté des citoyens. Je suis un grand démocrate.»
Gilles Vaillancourt faisait référence au processus d'approbation référendaire déclenché par l'adoption du second projet de règlement.
Approbation
Un avis public apparaissant en page 60 de cette édition invite les personnes habiles à voter à signer une demande d'approbation référendaire, s'ils le désirent.
Pour avoir le droit de faire cette demande, une personne doit résider dans une zone contiguë au futur projet. On peut obtenir des renseignements au bureau du greffier, au 1, Place du Souvenir.
Si un nombre suffisant de citoyens font une demande, le conseil municipal devra décider s'il maintient son projet de règlement ou s'il tient un registre, explique le greffier de la Ville, Guy Collard. La tenue d'un registre est une étape de plus vers un éventuel référendum sur la question.
Le projet sur la table, appuyé par l'Association pour la protection du boisé Sainte-Dorothée, prévoit la conservation de 3,1 M de pieds carrés du boisé, qui borde le parc.
19
Les citoyens qui le désirent ont jusqu'au 19 avril, pour signer une demande d'approbation référendaire relativement au second projet de règlement qui donnerait le feu vert au Projet Mont-Laval.

Laval : des munitions pour l'opposition
Nouvelles générales - Faits divers
Écrit par Jean-Michel Nahas,
Vendredi, 09 avril 2010 15:50, Mise à jour le Vendredi, 09 avril 2010 17:20
Lien direct vers l'article
Les révélations de Rue Frontenac au sujet des dizaines de millions accordés en contrats aux trois mêmes firmes de génie-conseil par le comité exécutif de Laval ont confirmé les soupçons de l'opposition de la Ville.
« Je pense que ça fonctionne comme ça depuis que Gilles Vaillancourt est au pouvoir, donc depuis 21 ans », a lancé Robert Bordeleau, chef et président du Parti au service des citoyens (PSC).
Ce dernier a tenu ces propos en réaction à une nouvelle parue hier sur Rue Frontenac selon laquelle les firmes de génie-conseil Dessau, Cima+ et Tecsult/Aecum se sont partagé un gâteau de 64 millions en contrats alloués par Laval depuis janvier 2005.
Cette pratique suscite bien des questionnements dans le milieu municipal. Certains suspectent que des entreprises diminuent le prix de leurs soumissions pour décrocher leurs contrats, sachant qu'elles seront remboursées dans le détour par une commission provenant des firmes de génie-conseil.
« Je n'ai jamais cru au plus bas soumissionnaire, mais je trouve aberrant qu'on gonfle les factures de cette façon, affirme Robert Bordeleau. Ça a l'air d'être une pratique bien établie à Laval. »

Le chef du PSC soutient avoir déjà dénoncé l'omniprésence des firmes de génie-conseil dans les travaux publics de cette banlieue de Montréal. « J'ai déjà vu trois firmes différentes pour le même projet, dit-il. Une faisait la supervision, l'autre l'exécution et une dernière vérifiait les matériaux. C'est complètement aberrant. »
Toujours les mêmes gros noms
Outre l'ampleur des contrats raflés par Dessau, Cima+ et Tecsult/Aecum au cours des dernières années à Laval, l'absence de gros joueurs tels Roche et SNC-Lavallin a étonné l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec.
« Ça me surprend qu'elles ne se retrouvent pas dans la liste des firmes qui font affaire avec la Ville, affirme le président de l'Association, Michel Gagnon. Au ministère du Transport, c'est beaucoup mieux réparti. »
Rappelons que Dessau et Cima+ ont toutes deux leur siège social à Laval.

Le scolaire pour, les municipalités contre
Élections simultanées
par Geneviève Fortin
Article mis en ligne le 20 mars 2010 à 8:00
Lien direct vers l'article

Lors de la séance du conseil des commissaires, la présidente de la Commission scolaire de Laval (CSDL) a été interpellée par le chef du Parti au Service du Citoyen, Robert Bordeleau, au sujet de la tenue simultanée des élections municipales et scolaires, en 2013.
Cette question faisait suite à la publication, quelques heures plus tôt le 17 mars, d'un avis du Directeur général des élections (DGE). Celui-ci a analysé cinq scénarios sur la façon d'organiser et de gérer des élections simultanées.
Pour 2013, le DGE considère qu'un scénario où les deux élections se dérouleraient le même jour, au même endroit, mais organisées de façon indépendante serait le plus réaliste vu les contraintes de temps.
À plus long terme, le DGE estime qu'il serait bénéfique de pouvoir compter sur un partage des responsabilités entre les présidents d'élection scolaire et municipale. Dans ce cas, les électeurs se présenteraient à un seul bureau de vote. Il estime que cette façon de faire pourrait favoriser la participation électorale.
«Nous sommes en faveur d'un scrutin en même temps que les élections municipales», a indiqué Louise Lortie.
Celui qui était candidat à la mairie en novembre dernier a dit craindre une confusion chez les électeurs. «C'est déjà difficile pour les partis d'opposition de se faire connaître, est-ce que ça va mélanger davantage les citoyens», a-t-il demandé.
La présidente de la CSDL a pour sa part affirmé qu'il faudrait «se donner les moyens pour que ce soit un succès».
Président d'élection
Questionné sur ces hypothèses, le greffier de Ville de Laval, Guy Collard, note qu'il ne peut se prononcer. Celui qui joue également le rôle de président d'élection au moment d'un scrutin estime que si une proposition peut favoriser l'expression démocratique, les solutions aux contraintes administratives devraient être trouvées.
M. Collard fait remarquer que les équipes chargées d'organiser la tenue du scrutin doivent pouvoir réagir rapidement à de nouvelles directives du DGE.
L'UMQ s'oppose
Si du côté de la Fédération des commissions scolaires du Québec on se réjouit que le DGE confirme la faisabilité d'une élection simultanée, il n'en est pas de même du côté de l'Union des municipalités du Québec (UMQ). «La démocratie municipale mérite un espace propre et distinct», peut-on lire dans le communiqué émis par l'UMQ.
L'Union rappelle que la tenue des élections municipales à la même date dans toutes les villes, depuis 2005, n'a pas augmenté la participation des citoyens. Elle souligne qu'on observe la tendance inverse. Elle craint que les élections simultanées ne soient pas plus fructueuses. Ville de Laval appuie cette position.
Le président du Mouvement lavallois, David De Cotis, rapporte que les gens lui ont souvent demandé pourquoi l'élection scolaire ne se déroulait pas au même moment. «C'est important que les gens aillent voter pour avoir une vraie démocratie», croit-il. M. De Cotis juge toutefois important qu'il n'y ait pas de confusion entre les candidats municipaux et scolaires. «Si on travaille bien notre quartier, les gens vont nous connaître», ajoute-t-il.
2011
Date prévue des élections scolaires. La Fédération des commissions scolaires du Québec demande que le scrutin soit reporté à 2013.

Demande d'enquête
Article mis en ligne le 10 mars 2010 à 16:06
Lien direct vers l'article


"La Ville baîllonne l'opposition"
Politique - Publié le 3 mars 2010 à 11:57
Lien direct vers l'article

La démocratie est bafouée à la Ville de Laval, selon l’opposition, qui déplore que le « monarque » fait tout pour réduire le peuple au silence.
«Depuis que l’opposition est vivante à Laval, le maire tente par tous les moyens possibles de taire le débat et de mettre le bâillon », a martelé Robert Bordeleau, le chef du Parti au service du citoyen (PSC).
« En tant que citoyen, j’ai le droit de m’exprimer. Mais à ce que je constate, il n’y a plus aucune démocratie à Laval et M. Vaillancourt prend tous les moyens pour éviter que les voix de l’opposition s’exposent sur la place publique », a-t-il ajouté, mentionnant que les séances du Conseil ne sont qu’un cirque dans lequel le maire est le maître du jeu.
Lors de la séance de lundi soir dernier, la présidente, Mme Francine Légaré, a annoncé que les citoyens devront désormais soumettre leurs questions avant le début de la séance, sans quoi elles ne seront pas prises en compte.
« C’est complètement ridicule. Les Lavallois ne pourront plus poser de questions sur les décisions prises pendant le Conseil. Ce n’est pas ce que j’appelle la démocratie. Toux ceux qui veulent poser de vraies questions sont complètement ignorés », a déploré David DeCotis, le président du Mouvement lavallois, réprimant la présidente du Conseil d’avoir expulsé un citoyen qui tentait de faire entendre sa voix.
« L’intimidation, c’est le mot qui décrit la façon d’agir de Mme Légaré et du maire Vaillancourt », a poursuivi M. DeCotis.
Quant au maire Vaillancourt, il assure que si la présidente du Conseil a limité la période de questions, c’est uniquement pour éviter les débats politiques à l’assemblée.
« Le Conseil de Ville n’est pas une place pour alimenter les débats politiques, mais bien pour répondre aux inquiétudes et aux vraies questions des citoyens. Les débordements où certaines personnes s’entêtent à reposer des questions dont les réponses ont déjà été données briment le citoyen », a-t-il répliqué, ajoutant que la démocratie se voit au nombre d’heures qu’il consacre à rencontrer ses concitoyens et à répondre à leurs besoins.

Laval resserre les règles de la période de questions
Publié le 3 mars 2010 à 07:44
Lien direct vers l'article

Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt.
Photo: Robert Mailloux, Archives La Presse
La Ville de Laval a annoncé qu'elle resserrait les règles imposées aux citoyens qui veulent poser des questions au conseil municipal. La décision annoncée lundi soir sans avertissement a suscité des cris d'indignation et a entraîné l'expulsion d'un citoyen par les policiers.
La présidente du conseil, Francine Légaré, a annoncé qu'au prochain conseil municipal, les citoyens devront remettre par écrit leur question avant le début de la séance. Elle a aussi limité les citoyens à une seule question.
Les nouvelles règles ont pour effet d'empêcher les citoyens de poser des questions sur des informations transmises par le maire ou les conseillers au cours de la séance, remarquent les habitués du conseil. Les nouvelles questions suscitées devront attendre au mois suivant.
Mme Légaré n'a pas voulu expliquer ses décisions à La Presse hier. C'est Amélie Cliche, attachée de presse du comité exécutif et du bureau du maire, qui a répondu à sa place.
«La période de questions est une plateforme réservée aux citoyens, a-t-elle dit. Le rôle de la présidence est de maintenir l'ordre et le décorum. Ce n'est pas un endroit pour l'esprit partisan ni les débats.»
«Nous avons eu des manquements à l'ordre lors des assemblées précédentes. Mme Légaré a décidé, conformément aux règlements, d'établir cette nouvelle pratique.»
Le règlement toujours en vigueur dit que «toutes les personnes présentes au conseil peuvent poser des questions», à condition de «faire la file derrière à l'endroit prévu» et de «s'identifier par écrit» en donnant nom et adresse.
Les façons de faire actuelles au conseil municipal de Laval sont différentes. On doit donner la question elle-même par écrit, on est limité dans le nombre de questions et on doit donner verbalement son adresse civique à toute l'assemblée.
Mme Légaré a aussi annoncé lundi que, pour la dernière fois, les questions seraient acceptées pendant la durée de la séance mais qu'aucune nouvelle question ne serait acceptée pendant la période de questions.
Voulant se conformer à cette nouvelle règle, Emilio Migliozzi s'est approché du greffier juste avant le début de la période de questions pour remettre son carton. La présidente a refusé la question de M. Migliozzi, qui a protesté jusqu'à ce qu'elle ordonne son expulsion.
M. Migliozzi était candidat du Mouvement lavallois aux dernières élections municipales, qui se sont soldées par l'élection de tous les candidats du parti PRO, du maire Gilles Vaillancourt.
Robert Bordeleau, chef de l'autre parti de l'opposition, le Parti au service du citoyen, a aussi dénoncé les nouvelles règles.
«C'est un nouveau bâillon, a dit M. Bordeleau. C'est en réaction au fait qu'ils ont une opposition féroce depuis décembre.»

TRANSPORT EN COMMUN : LES LAVALLOIS PRIS EN OTAGE PAR L'IMPROVISATION DE L'ADMINISTRATION VAILLANCOURT
Laval, 25-02-2010
Dans un monde conscientisé par la question environnementale, nous ne pouvons qu'applaudir l'approche mise de l'avant par l'ensemble des acteurs politiques qui encouragent l'utilisation du transport en commun.
Le développement du transport en commun à Laval n'a toujours été pensé que sous un seul angle, faciliter l'accès à la métropole. C'est pourquoi on a dépensé des centaines de millions de dollars pour construire trois stations de métro qui ne desservent qu'à peine cinq kilomètres du territoire de Laval.
Plus encore, que doit-on penser d'un maire (M. Vaillancourt) qui se réjouit d'avoir fait en sorte que les citoyens de Longueuil paient plus cher pour prendre leur métro plutôt que de s'assurer que les citoyens de Laval paient le moins cher possible, pour le même service. Tout ce que M. Vaillancourt a obtenu avec ses sparages, c'est que les citoyens de Longueuil devront maintenant payer le même tarif que les Lavallois, soit 111,00 $ pour un titre mensuel (CAM) plutôt que 70,00 $, soit le tarif payé à ce jour. C'est ce qu'on appelle l'harmonisation des tarifs selon M. Vaillancourt…
Les citoyens de Laval sont en droit de se demander si ces trois stations de métro contribuent vraiment à l'amélioration du transport en commun de tous les Lavallois. Certains nous disent qu'il y a beaucoup de citoyens des villes de la couronne nord qui bénéficient du métro. On se rend jusqu'à Laval et hop dans le métro!
Une solution simple et efficace
Pour le Parti au Service du Citoyen, la solution au transport en commun de Laval commence par la planification, chose qui fait grandement défaut à nos décideurs actuels. Si nous voulons vraiment que les citoyens de Laval utilisent les transports en commun pour leurs déplacements quotidiens, il faut établir un système efficace et attrayant qui les incitera à le faire.
Nous croyons que l'implantation de lignes de tramway sur les grands axes de la ville (est-ouest et nord-sud) permettrait une meilleure circulation des citoyens non seulement sur tout le territoire de Laval mais aussi vers la métropole et les villes de la couronne nord. Des autobus plus petits pourraient sillonner les quartiers et acheminer les usagers vers les lignes de tramways. Il en résulterait une ville plus propre, un système de transport plus efficace et surtout, beaucoup moins coûteux.
Robert Bordeleau
Chef du Parti au Service du Citoyen

Laval needs tramways, not more Metro stops, says PSC's Robert Bordeleau
Sees a link between Metro trains in dark tunnels and 'unhappy' transit users
Published February 24, 2010By Martin C. Barry • TLN
Lien direct vers l'article
Parti au Service du Citoyen leader Robert Bordeleau says the City of Laval has at least three good reasons for thinking seriously about adopting ground-level tramways rather than the underground Metro as its preferred system of public transit: (1) Laval is vast and well-suited for a network of tramways; (2) electrically-powered trams are less costly per kilometre; and (3) people are "happier" travelling above the surface rather than in the darkness of underground Metro tunnels.
Temperamental Metro users
"If you look at the humour of the people underground, and that's the same worldwide — Boston, New York, Paris — the temper of people is terrible, compared with the temper of the people who are using the tramway above ground," he said in an interview with the Laval News. According to Bordeleau, the absence of light in Metro tunnels contributes to transit users literally becoming foul tempered. Thus he is endorsing a tramway plan that many environmentalists and transportation activists have brought forward.
The medians of autoroutes which criss-cross Laval would be used to lay down tracks for trams or even high-speed trains. They could travel extremely quickly between distant points in Laval, while also providing stops at more local stations. In the meantime, the Agence Métropolitaine de Transport continues to work on its plan for the Train de l'Est, a new commuter rail line that would use existing railroad tracks to create a new commuter line across the eastern half of Montreal, leading up to Mascouche on the North Shore, but which would not cross the territory of Laval.
Vaillancourt a Metro man
A convinced believer in the Metro, Laval mayor Gilles Vaillancourt is among those who endorse it as the best and most efficient public transit option for Laval. Vaillancourt maintains that the Metro has the capacity to move the largest volume of transit users within the shortest space of time. "That's impossible," says Bordeleau, who contends that more and more municipalities are clamouring for tramways, rather than subterranean transport. He envisions a system of tramway stations, serviced by shuttles, to take transport riders to more local stops.
"A tramway is about the same as a Metro," Bordeleau says. "A tramway is a train, but a small train so you could have even more people in it than the Metro itself. The cost is more than seven times less than the Metro cost per kilometre. The other thing is that you don't need years and years for underground construction. You install the rail and it's done." Apart from that, Bordeleau contends that there is a long history of patronage behind Metro construction.
Politics and the Metro
"The Metro gives work to friends of political parties, who supply money," he says. He agrees, too, that a factor in Laval's success in being able to obtain three Metro stations and a government commitment for further expansion is that provincial political ridings in Laval tend to "swing" back and forth every few elections between the Liberals and the Parti Québécois. While there are already three Metro stops in Laval, there's still only one in Longueuil, nearly 33 years after the Longeuil station opened.
In 2003, just before the PQ was ousted by the Liberals from office, one of the PQ's last acts was to approve the construction of the Laval Metro's three stations and connecting tunnels. A possible side-effect of the PQ's last-minute decision was that the project was finished with a huge cost overrun. All the same, the Liberals have been in power since then and now must decide whether to pursue commitments of their own for further Laval Metro expansion. Bordeleau contends that Vaillancourt himself is "playing politics" with the Metro. He cites the mayor's adamant refusal to pay a Metro operating deficit surcharge Montreal is demanding as the most flagrant example.

Benoît Fradet devrait se retirer de ses fonctions, selon le chef du PSC
Par souci de transparence et d'éthique par Stéphane St-Amour
Article mis en ligne le 14 janvier 2010 à 10:45
Lien direct vers l'article
Le chef du Parti au service du citoyen (PSC), Robert Bordeleau, demande au conseiller du quartier Renaud, Benoît Fradet, de se retirer de ses fonctions au conseil municipal et au comité exécutif de la Ville.
«Les Lavallois ont sans doute été surpris et choqués d'apprendre tout comme moi que Benoît Fradet ne se consacrait pas entièrement à son travail d'élu de la population et surtout de membre du comité exécutif de la Ville de Laval. La situation d'apparence de conflit d'intérêt dans laquelle il se trouve doit être éclaircie, sans quoi il ne peut continuer de siéger au conseil municipal», déclare Robert Bordeleau dans un communiqué diffusé le 13 janvier.
Le chef du PSC fait allusion à l'emploi à temps plein qu'occupe M. Fradet comme numéro deux de Schokbéton, une entreprise de construction de 200 employés qu'il dirige à St-Eustache (cliquez ici pour lire l'article en question).
Le maire n'est pas du même avis
«Suite à la séance du conseil municipal du 11 janvier, plusieurs interrogations subsistent», reconnaît M. Bordeleau.
Questionné ce soir-là par l'ex-candidat du Mouvement lavallois, Jean-François Paquet, le maire Vaillancourt a clairement laissé entendre qu'il ne partageait pas l'avis exprimé par la professeure experte en gestion municipale à l'École nationale d'administration publique (ÉNAP), publié l'avant-veille dans le Courrier Laval. (voir l'hyperlien ci-haut).
Essentiellement, Mme Marie-Claude Prémont appelait à la prudence, soulignant les dangers d'apparence de conflit d'intérêts auxquels s'exposerait, le cas échéant, un élu dont l'entreprise qu'il dirige transigerait indirectement avec la Ville.
Commissaire à l'éthique
Le PSC croit plus que jamais qu'il faille nommer un commissaire indépendant à l'éthique, à Laval.
«On comprend maintenant l'obstination de l'administration Vaillancourt à refuser de telles mesures. Un commissaire à l'éthique permettrait de faire rapidement la lumière sur ce genre de situation et de redonner confiance aux citoyens envers leurs institutions supposément démocratiques», termine Robert Bordeleau.

Robert Bordeleau brise la glace
Par souci de transparence et d’éthique par Stéphane St-Amour
Article mis en ligne le 9 décembre 2009 à 16:59

À la surprise générale, le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau, s'est avancé au micro, lundi soir, lors de la période de question des citoyens, qui clôture chaque séance mensuelle du conseil de ville.
«En quatre ans et un mois, je suis satisfait d'avoir entendu pour la première fois M. Bordeleau à une séance du conseil», s'est moqué le maire, alors que le chef du PSC regagnait son siège.
En prenant la parole, M. Bordeleau avait ouvert les hostilités, affirmant qu'il se questionnait toujours sur la «légitimité» de M. Vaillancourt et de ses conseillers, considérant que près des deux tiers des électeurs n'ont pas voté. «Questionnez-vous sur vos propres résultats», a répliqué le maire.
Sa question: «Quand pensez-vous mettre en place un Code du logement?» évoquant le triste sort des familles Gagné et Nguyen, qui avait défrayé la manchette du Courrier Laval, début novembre.
Pour appuyer sa revendication, Robert Bordeleau a rappelé les chiffres de la TROCALL, à l'effet qu'il y a 12 000 familles à Laval vivant dans un logement qui aurait besoin de réparations autres que l'entretien régulier.
La réponse du maire: «Les services de l'urbanisme, de la protection des citoyens et du contentieux s'occupent des gens dans le besoin», laissant entendre que Laval est la seule ville offrant aux ménages vivant dans des conditions insalubres un service de dépannage d'urgence.

Robert Bordeleau se vide le coeur
par Stéphane St-Amour
Article mis en ligne le 6 novembre 2009 à 10:21

Quatre jours après avoir été balayé par le PRO des Lavallois de Gilles Vaillancourt, qui maintient son pouvoir absolu à l'hôtel de ville, Robert Bordeleau a brisé le silence, hier, lors d'un point de presse tenu à la permanence de son parti.
La faute aux médias
Il s'en est surtout pris aux médias, portant un jugement sévère sur la couverture qu'ils ont faite de la campagne électorale.
«Pour le PSC, la couverture locale des élections a été un bel exemple de rendez-vous manqué pour une information objective aux citoyens», a-t-il dit, affirmant que «pratiquement tous les articles concernant le PSC se terminent sur une note négative».
À l'échelle métropolitaine, il a reproché à la presse de «n'en avoir eu que pour Montréal et ses scandales», sans se soucier de la campagne qui se jouait dans la 3e ville en importance au Québec. «Pour faire une campagne d'idées, il faut être vu et entendu», a-t-il souligné, accusant les journalistes d'avoir «complètement ignoré Laval» ces dernières semaines.
Un parti plagiaire
Outre la mauvaise presse dont il s'est dit victime, M. Bordeleau a questionné la visibilité et les dépenses électorales de ses adversaires. «Ils avaient deux fois plus de pancartes qu'on en avait», déplore-t-il, estimant à 1100 le nombre d'enseignes du PSC.
En fait, le PRO disposait de 14 000 affiches de parterre, sans compter les pancartes en coroplast (4'x8') et la vingtaine de pans de mur 10'x20'.
Au passage, Robert Bordeleau a attaqué le Mouvement lavallois, un parti fondé huit mois avant les élections, d'avoir fait un «copier-coller» de sa plateforme électorale.
Il a aussi laissé planer le doute que ce parti ait pu avoir été pistonné par le PRO dans l'espoir de diviser le vote de l'opposition. «En 2005, l'Équipe Vaillancourt avait planté à la dernière minute des poteaux [lire candidats] dans les districts où mes frères et moi étions candidats», a-t-il appuyé.
Aucune amertume
Malgré ces coups de gueule, Robert Bordeleau affirme n'entretenir «aucune déception ni amertume» face aux résultats du 1er novembre, concédant toutefois qu'il est «déçu» du faible taux de participation des Lavallois, qui ont voté dans une proportion de 35,7%.
S'il admet qu'il «doit s'incliner devant le choix de la population», il refuse cependant de reconnaître la «légitimité» de Gilles Vaillancourt.
D'entrée de jeu, Robert Bordeleau avait salué les quelque 14 600 Lavallois qui lui ont accordé leur vote, assurant que «le PSC s'engage à poursuivre la promotion des idées qu'il véhicule depuis quatre ans».
C'est tout de même 7600 électeurs de moins que les 22 200 qui ont voté pour Lydia Aboulian, une jeune femme parfaitement anonyme jusqu'à ce qu'elle décide, à six semaines du scrutin, de briguer la mairie sous la bannière du Mouvement lavallois.
Impliqué en politique municipale active depuis 16 ans et chef fondateur du PSC depuis janvier 2006, Robert Bordeleau demeure à court d'explication quand on lui demande d'élucider ce mystère.
Course à la chefferie?
Après avoir accusé les médias de tous les torts et le Mouvement lavallois de plagiat et d'obstruction à la démocratie, Robert Bordeleau s'est-il livré à un exercice d'introspection à l'issue du scrutin?
«Je ne prétends pas être parfait. On va faire le post-mortem prochainement», a-t-il dit, après avoir assuré qu'il serait «encore là dans quatre ans».
Une course au leadership du PSC est-elle envisageable dans les prochains mois? «Si les membres du parti le demandent, il y en aura une; nous sommes un parti démocratique», a terminé le principal intéressé.

Lucille Martin Bordeleau, 85 ans, tente de se faire élire comme conseillère de Laval-des-Rapides avec l'équipe de son fils, Robert Bordeleau, qui espère déloger le maire sortant Gilles Vaillancourt.
Publié le 31 octobre 2009 à 12:07

Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt.
Photo: Robert Mailloux, Archives La Presse
Lucille Martin Bordeleau s'appuie sur la rampe pour gravir les cinq marches qui mènent à la porte. Arrivée en haut, la sonnerie reste sans réponse. «Heureusement qu'il ne pleut pas», lance-t-elle en redescendant, un pas à la fois. La femme garde le moral, même si elle en est à sa troisième maison vide de suite. C'est bien ce qu'il faut lorsqu'on fait du porte-à-porte à l'âge de 85 ans.
Garder la forme, Lucille Martin Bordeleau connaît. Savoir vieillir en pleine santé, c'est le titre du livre qu'elle a publié l'an dernier. Les années ont beau passer, cette naturopathe refuse de se contenter d'une retraite paisible: auteure, elle tente maintenant de devenir conseillère de Laval-des-Rapides, un district de 12 000 habitants. Elle est la plus vieille candidate aux élections municipales dans toute la province.
«Tu peux pas rester assis sur ta chaise, regarder passer le train, jouer au golf et ensuite chialer à cause de ce qui se passe», résume-t-elle.
Comment les électeurs reçoivent-ils une femme de 85 ans qui sollicite leur vote? Plutôt bien, rétorque-t-elle, même si certains sont sceptiques.
«Il y en a qui ont un petit sourire, mais je leur dis que c'est leur dernière chance de m'élire, blague-t-elle. Je ne pense pas me présenter aux prochaines élections.»
Lorsqu'une porte s'ouvre enfin, rue Mariale, la candidate ne perd pas de temps avant de déballer ses promesses électorales. Si son parti est élu, explique-t-elle, les transports collectifs sont gratuits les jours de semaine pour les personnes âgées et pour les parents accompagnés d'enfants.
«Avez-vous besoin d'assistance pour aller voter?» demande-t-elle en conclusion. La femme accepte un dépliant, l'air un peu étonné, puis referme la porte. «Quand je vois qu'il y a des personnes âgées dans la maison, je parle tout de suite de notre plateforme sur les transports en commun», explique ensuite Mme Martin Bordeleau avec un sourire complice.
Une affaire de famille
La politique est une affaire de famille pour elle. Son père était organisateur pour Maurice Duplessis. Son fils, Robert, tente de déloger le maire sortant Gilles Vaillancourt sous la bannière du Parti au service du citoyen (PSC).
Mme Martin Bordeleau le concède, elle n'est pas toujours d'accord avec les idées de son fils. Mais elle souhaite quand même porter les couleurs de son parti.
«Ça fait 20 ans que M. Vaillancourt est au pouvoir, dit-elle. Je pense qu'on est mûrs pour le changement. Quand tu restes au pouvoir longtemps, à un moment donné, la ville t'appartient et tu te fous un peu des gens.»
À preuve, relate-t-elle, la Ville a mis plus de deux ans à réparer un trottoir fissuré situé rue Cartier, au coin de sa rue. Elle avait pourtant alerté sa conseillère dès qu'elle avait vu les trous, puisqu'elle craignait de trébucher.
Aujourd'hui, l'octogénaire fait campagne pour améliorer la situation des personnes âgées. Un Lavallois sur cinq est considéré comme pauvre, souligne-t-elle, et beaucoup ont plus de 60 ans. Si elle est élue, elle promet de militer pour construire des logements sociaux et améliorer le déneigement dans son quartier.
«Les personnes âgées ne veulent pas rester isolées tout l'hiver, dit-elle. Si les rues ne sont pas déneigées, tu restes assis dans ta maison. Et le déneigement, c'est vraiment un cauchemar.»
La campagne n'a pas été de tout repos, mais Lucille Martin Bordeleau poursuit son porte-à-porte. Qu'elle gagne ou qu'elle perde au terme du scrutin de demain, elle ne regrettera rien.
«Je suis contente de l'avoir fait parce que sinon, je me serais dit: j'aurais dû, j'aurais dû, confie-t-elle. Maintenant, au moins, j'ai essayé.»

La doyenne des candidats se présente dans Laval-des-Rapides
Lucile Martin Bordeleau
par Geneviève Fortin
Article mis en ligne le 28 octobre 2009 à 16:12
Lien direct vers l'article
Mère d'un candidat à la mairie, Lucile Martin Bordeleau est également la candidate la plus âgée à l'élection municipale du 1er novembre.
C'est le désir d'apporter du changement à la table du conseil municipal qui a décidé la dame de 85 ans à faire le saut en politique. Sous les couleurs du Parti au service du citoyen (PSC), elle brigue le poste de conseillère du quartier Laval-des-Rapides.
«Je suis née dans un milieu politique puisque mon père était l'organisateur en chef de Maurice Duplessis, dit celle qui est originaire de la région de Drummondville. Avec mes cinq enfants, il n'était pas question de faire de la politique active. Surtout qu'on n'était pas riche. Mais à travers les courriers du lecteur, je faisais savoir me façon de penser.»
En 2005, quatre de ses fils, Robert, Alain, François et Louis, se sont présentés à des postes de conseillers. Pourquoi ne pas avoir tenté sa chance avec eux? «À ce moment-là, je n'étais pas prête. Les gens auraient pu dire que nous étions une clique», dit-elle.
En plus de défendre les engagements du parti de Robert Bordeleau, la candidate veut montrer que les personnes âgées sont actives et utiles à la société. «Les artistes comme Janine Suto continuent à faire leur métier, on peut encore faire de très bonnes choses», croit-elle.
La sécurité du secteur, le déneigement et la gratuité des aînés et des familles dans les transports en commun, à certaines heures, sont les priorités de cette résidente de Laval-des-Rapides.
Même si elle reconnaît que la tâche n'est pas toujours facile, Mme Martin Bordeleau fait son porte-à-porte comme les autres candidats à l'élection. Elle assure d'ailleurs, qu'au sein de son parti, elle ne bénéficie d'aucun privilège, même si elle est la mère de son chef.
En plus de Lucile Martin Bordeleau, la candidate sortante du PRO des Lavallois, Ginette Grisé, doit également faire face au représentant du Mouvement lavallois, Claude Théberge.
Par Amélie Beaumont, 22 septembre 2009 13:53
Un saut dans le vide - Anne Renaud Deschênes
Lien direct vers l'article
Anne Renaud Deschênes a la ville de Laval tatouée sur le cœur. « Je suis née à Laval, j'ai grandi à Laval et j'ai la ferme intention d'être enterrée à Laval », dit-elle avec conviction.
La jeune femme de 25 ans qui travaille au Carrefour jeunesse emploi se décrit comme une grande romantique. En fait, elle est tellement en amour avec sa banlieue qu'elle a décidé de joindre il y a un an le Parti au service du citoyen. Elle briguera le 1 novembre prochain un poste de conseiller dans le district Concorde-Bois-de-Boulogne. « Pour moi Laval, ce n'est pas juste une autoroute, des blocs de béton et un centre d'achat. C'est vrai que toutes les banlieues se ressemblent, mais ce qui fait la différence, ce sont les gens qu'on y retrouve.»
Laval, la mal aimée
En faisant un saut en politique, Anne Renaud Deschênes souhaite changer la perception négative que plusieurs ont de Laval. « J'ai envie que les gens soient fiers de venir d'ici. Quand j'entends les jeunes dire qu'ils viennent d'un trou, ça me fait mal au cœur. Il ne faut pas avoir honte. Quand j'étais jeune, mon cousin me disais toujours toi tu viens du 450. Sincèrement, je ne comprenais pas ce que le 514 avait de plus. Ça m'a fait comprendre que j'avais vraiment un sentiment d'appartenance.»
L'apprentie politicienne est d'avis qu'il est temps qu'un nouveau parti prenne le pouvoir. « Un peu d'énergie de la génération y, ça ne peut pas faire de tord », lance-t-elle. Elle comprend que plusieurs citoyens soient désillusionnés par rapport au monde politique. « Je ne peux pas dire aux jeunes qu'ils ont tort d'être désillusionnés. Mais ce n'est pas en faisant rien qu'on change les choses. Le pouvoir, ça ne me fait pas peur. J'ai envie de prendre des décisions et de faire bouger les choses. » Elle veut que les citoyens se sentent davantage écoutés. « J'ai toujours aimé être le porte-voix des gens qui m'entourent. Je n'ai pas peur de mettre ma tête sur le billot.»
Anne Renaud Deschênes n'a jamais eu peur d'être différente non plus. Adolescente, elle était une vraie gothique. Elle avait le crâne rasé, se maquillait de façon théâtrale et dinaît même dans les cimetières. « Je faisais peur aux gens, mais c'était une façon pour moi d'exprimer ma créativité », explique-t-elle.
Gothique jusqu'au bout des doigts
La jeune femme qui a fait des études en mode au Cégep Marie-Victorin et qui détient un certificat en création d'entreprise a même déjà eu une compagnie spécialisée dans la création de vêtements de style gothique.
Les étoiles semblaient alignées pour qu'elle deviennent une couturière de mode. Mais coup de théâtre... Il y a deux ans, elle a décidé de changer de cap alors qu'elle s'affairait à créer une ligne de vêtements chics pour dames. « J'étais en train de déprimer toute seule dans mon appartement à coudre des morceaux de tissu. J'ai réalisé que le côté glamour du milieu de la mode, ce n'était pas moi, que je ne voulais pas que ma vie soit remplie d'artifices.»
Depuis qu'elle s'est jointe au Parti au service du citoyen, la Lavalloise a le sentiment d'être sur le droit chemin. Si jamais elle perd l'élection du 1 novembre, elle jure qu'elle restera dans les rangs du parti. « Si je ne gagne pas, j'ai tout de même l'intention d'aider les citoyens à naviguer dans la politique municipale. Je vais me battre en leurs noms et les aider à obtenir gain de cause », conclut-elle.
Tramway et environnement au programme de l'adversaire de Vaillancourt
Catherine Handfield - La Presse
Implantation d'un réseau de tramway, moratoire sur les constructions dans les boisés, création d'un centre sportif: Robert Bordeleau, candidat à la mairie de Laval aux élections du 1er novembre, nourrit de grandes ambitions pour la troisième ville du Québec.
À court terme, cependant, M. Bordeleau n'a qu'une ambition, mais elle est de taille: détrôner Gilles Vaillancourt, le «roi de Laval», en poste depuis 20 ans.
Robert Bordeleau se dit optimiste. «J'estime mes chances à 50%», a-t-il lancé, hier soir, peu avant le dévoilement de son programme électoral, à Laval.
Créer une opposition à Laval
M. Bordeleau a fondé le Parti au service du citoyen en 2006. Son but: créer une opposition à Laval, où la totalité des conseillers municipaux sont affiliés à l'équipe de Gilles Vaillancourt depuis 2001. Le maire a récolté près de 75% des voix aux élections de 2005.
Robert Bordeleau, consultant en commerce international, s'intéresse à la politique municipale depuis 15 ans. Il a brigué trois fois, sans succès, le poste de conseiller dans le district Laval-des-Rapides. «Laval a besoin d'un changement, de plus de transparence, de plus de démocratie», dit-il.
Dans son programme, il propose de limiter à deux le nombre de mandats que peut accomplir le maire et d'instaurer un poste de commissaire à l'éthique.
Priorités
L'environnement figure en tête de ses priorités. Robert Bordeleau souhaite notamment créer un parc régional qui engloberait l'île Saint-Joseph, l'île aux Vaches et l'île Saint-Pierre. Sur le plan des transports, il propose notamment l'implantation d'un réseau de tramway et la bonification du service d'autobus.
Frère de l'ex-marathonien olympique Alain Bordeleau (qui est d'ailleurs l'organisateur de son parti), Robert Bordeleau propose de rénover les arénas et de créer un réseau de pistes cyclables.
À ce jour, le chef du Parti au service du citoyen n'a présenté que sept candidats aux 21 postes de conseiller. En plus du maire Vaillancourt, M. Bordeleau devra affronter le candidat d'un nouveau parti, le Mouvement lavallois, qui sera présenté à la fin du mois de septembre.
In Laval, two upstart parties challenge Vaillancourt dynasty
Incumbent controls all 21 council seats
By DAVID JOHNSTON, The Gazette August 27, 2009 7:08 AM
They say there is no municipal democracy in Laval.
But people went out and voted in Laval in the 2005 civic elections just like they did in Montreal and the South Shore. And when it was all over, veteran Mayor Gilles Vaillancourt's ruling party found itself holding all 21 council seats - repeating the complete sweep of seats the party won in 2001.
With a new round of municipal elections to be held across Quebec this fall, two upstart political parties have emerged in Laval to challenge the Vaillancourt dynasty and replace the two parties that disappeared after the 2005 vote.
Last night, one of those parties, the Parti au service du Citoyen Laval, headed by Robert Bordeleau, unveiled its district candidates and party platform for the upcoming election. On Sept. 23, the other party, Mouvement lavallois, will hold a similar launch and reveal the identity of its own mayoral candidate.
Defeating Vaillancourt and his Parti Pro des Lavallois will not be easy. Vaillancourt, mayor since 1989, is a powerful figure who presides over his constituency with the majesterial bearing of an old-style Quebec parish priest.
What's more, voters are generally content in Laval. Taxes have risen only 11 per cent for the average single-family home since 1994, with inflation growing by 33 per cent, says city hall.
Since 1999, per capita debt has fallen from $1,830 to $1,194. Laval no longer borrows for new infrastructure projects; it pays cash. And when it does borrow, it can show a credit rating that is better than the government of Quebec's.
Speaking to a group of 200 supporters last night at his rally on Le Corbuiser Blvd., Bordeleau pledged to create an ombudsman's office, an ethics commissioner's office, and two-term limits for mayors.
"The No. 1 priority of my administration would be to make Laval city hall more citizen-friendly," he said.
Born in the Laval des Rapides district in 1958 as the fourth child in a family of five children, Bordeleau is a consultant in international trade and a former vice-president of the annual Montreal Marathon race.
Although voters have confidence in Vaillancourt, the low 29-per-cent voter turnout in 2005 is viewed as an embarrassment by some of those people who have agreed to stand for municipal office under one or the other of the two opposition party banners.
Every so often there are news reports in Laval's community media in which it is clear the mayor's personal influence can dominate an issue and determine the outcome no matter what other forces are at play.
On the other hand, Vaillancourt's political power at a regional and provincial level has consistently returned handsome dividends for his 392,000 citizens, up from 342,000 in 1999.
Among other things it was his influence that brought the métro to Laval in 2007 and persuaded the Quebec government in 2008 to introduce new Montreal Metropolitan Community land-use guidelines in order to facilitate more off-island population growth.
djohnston@thegazette.canwest.com
© Copyright (c) The Montreal Gazette

«Le maire Vaillancourt aurait dû se tenir debout»
- Robert Bordeleau
Au sujet du projet de train dans l'est
Par Stéphane St-Amour - Article mis en ligne le 4 juin 2009 à 16:42 - Lien direct vers l'article
Vingt-sept jours après le dépôt du rapport d'enquête et d'audience publique sur le Projet Train de l'Est, Robert Bordeleau dénonce l'administration Vaillancourt d'avoir «encore manqué une belle occasion de se tenir debout pour Laval», lui reprochant de ne pas avoir levé le petit doigt pour que le tracé projeté traverse l'île Jésus.
Dans un communiqué de presse envoyé jeudi le 4 juin, le chef du Parti au service du citoyen (PSC) fait écho au rapport produit par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), rendu public le 8 mai dernier.
«Le maire Vaillancourt aurait dû se tenir debout et se faire le porte-voix de nouvelles idées proposées par ses électeurs lors des consultations publiques sur le projet de train dans l’est», écrit Robert Bordeleau, ajoutant que «des contribuables lavallois seront encore une fois laissés pour compte».
Robert Bordeleau, chef du Parti au service du citoyen (PSC). (Photo: Martin Alarie) Le PRO a le dos large
Candidat à la mairie aux prochaines élections municipales, le leader du PSC s'en prend également à son vis-à-vis du PRO des Lavallois, questionnant son intérêt pour la cause environnementale.
«Tandis que l’administration [Vaillancourt] se targue d’être verte en plantant quelques arbustes ici et là, cette dernière cautionne la construction d’un pont [parachèvement de l'autoroute 25] pour favoriser le recours à l’automobile et favorise des locomotives qui carburent au diesel et qui contaminent la qualité de l’air que nous respirons», déplore Robert Bordeleau dans son communiqué.
Dans cette dernière attaque, M. Bordeleau s'inspire notamment d'un extrait du rapport du BAPE, où les commissaires remettent en question l'achat de locomotives bimodes (diesel et électricité) pour la future ligne de train de banlieue, alors qu'ils préconisent plutôt une électrification intégrale du service, ce qui aurait pour effet de réduire les impacts du projet sur le plan environnemental, avancent les commissaires dans leur rapport.
Le «hic» de l'affaire, c'est que cette décision d'achat fut celle de l'Agence métropolitaine de Transport (AMT) et que l'administration municipale n'a rien eu à voir avec ce choix.
«Peut-être (…), mais on peut lui reprocher de ne pas avoir fait de représentations à ce niveau-là», répond Robert Bordeleau lors d'un entretien téléphonique, signifiant que Laval siège au conseil de l'AMT.
Un tramway d'est en ouest
Pour le PSC, l’environnement est une réelle priorité, reprend son chef, qui rêve d'un tramway reliant Laval d’est en ouest dans l'emprise de l'autoroute 440.
À cet égard, il soutient que les Lavallois «devront être écoutés, pas seulement consultés», ce à quoi il s'engage s'il est élu le 1er novembre prochain.

Le PSC réclame pour Laval un commissaire à l’éthique et un ombudsman.
À la lumière des révélations qui entachent l’administration Tremblay à Montréal
Par Stéphane St-Amour - Article mis en ligne le 15 mai 2009 à 14:03 - Lien direct vers l'article
Le chef du Parti au service des citoyens (PSC), Robert Bordeleau, réclame à Laval un commissaire à l’éthique et un ombudsman.
Dans un communiqué publié le 6 mai, le candidat à la mairie aux prochaines élections réagissait à la tourmente médiatique qui entache, depuis plusieurs semaines, l’administration Tremblay quant à la gestion des fonds publics dans la métropole.
Considérant que «les mécanismes en place à la ville de Montréal sont similaires à ceux que l’on retrouve à Laval (…), il est de mise de mettre en place des mesures concrète afin de prévenir de potentiels problèmes d’éthique», fait-il valoir. Parmi celles-ci, M. Bordeleau suggère la création d’un poste de commissaire à l’éthique.
«Les contribuables doivent être rassurés quant à l’utilisation de leurs taxes. Comme la ville de Montréal et le gouvernement du Québec semblent en accord avec la création d’un tel poste, une ville de la taille de Laval se doit de montrer l’exemple et agir dès maintenant», affirme le chef du PSC.
Un commissaire à l’éthique aurait à «rendre des comptes sur une base régulière au Conseil municipal au niveau du respect ou non des règles d’éthique de la part de tout l’appareil municipal, incluant les élus», poursuit Robert Bordeleau, appuyant sur l’importance d’assujettir l’utilisation des fonds publics à un meilleur encadrement.
Ombudsman
Dans la même foulée de transparence, le PSC propose également la création d’un poste d’ombudsman à Laval. «La démocratie, c’est également de pouvoir s’exprimer, sans crainte, sur les actes et les décisions de l’administration et des élus au cours de leur mandat. Pour ce faire, il est important que les citoyens puissent se confier à une personne qui ne subit aucune pression indue. Un poste d’ombudsman est aujourd’hui un incontournable», tranche Robert Bordeleau.

Mairie de Laval: Robert Bordeleau s'attaque à Goliath
Écrit par Michel Larose - Mardi, 12 mai 2009 16:10 - Mise à jour le mercredi, 13 mai 2009 16:00Lien direct vers l'article
Un premier candidat à la mairie de Laval s’est manifesté à RueFrontenac.com. Il s’agit de Robert Bordeleau, qui veut démocratiser la politique municipale de cette ville menée par Gilles Vaillancourt depuis 1987 et à qui il reproche le manque de transparence.
David contre Goliath, tel est le combat qui attend cet homme âgé de 50 ans. Il le dit lui-même: «Je suis un homme de cœur, un gars de la base. J’ai pas une grosse caisse pour mener ma campagne mais je connais ça, l’huile de coude.»
Robert Bordeleau est appuyé par ses deux frères, l’avocat criminaliste François Bordeleau et l’ex-marathonien olympique Alain Bordeleau. Ensemble, cette famille avait pris la relève du marathon international de Montréal des frères Arsenault.
Le candidat à la mairie de Laval est un coureur de fond, pas seulement sur les sentiers mais aussi dans la vie. Il s’est présenté à trois reprises comme conseiller dans le disctrict Laval-des-Rapides. Il a été battu à trois reprises.
«C’est vrai, mais j’ai obtenu plus de 30% des suffrages. Je pense que ce sont de bons résultats, mais nos adversaires étaient mieux organisés», admet-il.
«Mais l’administration Vaillancourt est usée. Regardez les chiffres. Aux élections municipales, le maire obtient environ 39% du vote exprimé sur une taux de participation moyen de 50%. Il y a donc 60% de la population qui ne vote pas pour cette administration parce qu’elle est contre ou encore, par dépit.»
Nouvelle voie
Il y a donc des électeurs qui cherchent une nouvelle voie, pense-t-il. Et depuis deux ans, Robert Bordeleau arpente le terrain, rencontre les citoyens et se fait connaître.
Sa préoccupation pour la démocratie l’a amené à créer le Parti au service du citoyen (PSC). «Je veux limiter à deux mandats la candidature à la mairie. Après huit ans au pouvoir, je ne crois pas qu’une personne ait d’idées nouvelles à proposer.»
Et pour soutenir la relève à la mairie, il veut que dans chaque disctrict un comité de citoyens, peu importe leur allégeance politique, soit constitué. Et chaque mois, le conseiller devrait rencontrer ces personnes pour en connaître les préoccupations
«Le maire rencontrerait ensuite ces citoyens à chaque trois mois pour aussi demeurer en contact avec leurs préoccupations. À mon avis, il s’agit d’un véritable exercice démocratique qui fait appel à la transparence.»
Transparence
Le mot est lâché: transparence. Le principal reproche qu’il fait au maire Vaillancourt? «Son administration ne respecte pas le schéma d’aménagement. Il y a des irrégularités. On construit et après on demande des permis. Il y a quelque chose qui ne va pas», dit-il, sans déposer de documents appuyant cette affirmation.
Dans cette foulée, pas étonnant qu’il veuille protéger le territoire. Créer un parc régional avec l’île Saint-Joseph, l’île aux Vaches et l’île Saint-Pierre et instituer un moratoire sur tout développement des milieux humides et boisés..
Au chapitre du transport, introduire des tramways au centre de la 440 et un autre dans l’axe nord sud de la voie ferroviaire qui dessert Saint-Jérôme–Montréal fait partie de sa boîte à projets. Tout comme l’instauration de navettes pour desservir les quartiers résidentiels, pour répondre à l’incapacité des gros autobus de s’y rendre.
La famille et la mise à niveau des infrastructures sportives feront partie de sa campagne électorale. Mais pour l’instant, la priorité de Robert Bordeleau, c’est de compléter l'équipe qui portera la bannière du PSC dans les 20 districts.
PSC mayoral candidate Bordeleau "surprised" by trolleybus study
Published March 25, 2009 - By Nancy Girgis

The revival of trolleybuses is unlikely to be the solution to the current public transit needs of Lavallers, according to Parti au Service du Citoyen (PSC) leader and mayoral candidate Robert Bordeleau.
In a press release following the City of Laval's announcement of a feasibility study on the implementation of trolleybuses, Bordeleau expressed his party's surprise and astonishment at the project. In an interview with TLN, Bordeleau explained that although the trolleybus project might be a step in the right direction, there are other factors to consider. "This needs to be closely looked at and re-evaluated. The fact of the matter is that such a project would bring a whole mess of poles and suspended electrical wires, which would contribute to visual pollution," he said.
Bordeleau is also concerned about the major arteries proposed for use by the trolleybuses, which are Des Laurentides, de la Concorde, Notre-Dame and Cure-Labelle. "These are the most important and busiest routes in Laval. For example, Des Laurentides is a very narrow boulevard, and it's already hellish during rush hour. Imagine adding a trolleybus to that; where will it pass," he asks. Furthermore, adding trolleybuses on Laval's busiest roads could have an adverse effect on local businesses. "Where can they place trolleybuses other than along sidewalks? This will remove parking spots for businesses, so where will customers park? This will kill businesses," he added. "Were business owners polled on this?"
Instead of a trolleybus network, the PSC is suggesting a tramway system to run along Highway 440, thus establishing a much-needed east-west link, according to Bordeleau. "Right now there is no east-west link other than highways and one or two bus lines," he added. The PSC's plan is to have the tramway run along the middle of Highway 440 and connect to the two existing north-south suburban train lines and the future train station of the Mascouche train line. The party is proposing a tramway with power lines incorporated within the tracks rather than hanging above. "And for those who might bring up the issue of dealing with snow accumulation, the front of the tramway could be equipped with a snow scoop," he said, adding that a tramway is also more economical than a metro or trolleybus system.
Bordeleau chalked up the trolleybus announcement to an electoral promise on the part of the administration. "In my point of view, the City of Laval hasn't had the environment at heart. And now, in the middle of an election year, they launch such a nice project," he explained.
He said his party is looking at more sensible and eco-friendly solutions to the current public transit needs of the city, such as looking into battery-operated buses. Bordeleau said the needs of the aging population are growing, comparing Laval to Calgary in terms of size and public transit. "To answer the needs of the many communities of the city, Calgary launched shuttle services during off-peak hours, and this is something we'd like to implement to serve the enclaves of our city," he said.
Bordeleau believes that such solutions will help the city become more sustainable and environmentally-friendly. "Laval is already a concrete city: esthetically speaking, the city is less and less appealing. We're not again the current administration's efforts, but we need to have a vision for our city. And it's not by going back to the 1930s with a whole mess of electrical wires suspended in the air that we will have a beautiful city."

Bordeleau présente six candidats.
Par Sophie Méley-Daoust - Article mis en ligne le 16 juin 2008 à 9:29 - Lien direct vers l'article

Sur les 21 districts que compte la Ville de Laval, le candidat à la mairie, Robert Bordeleau, pour le Parti au service du citoyen (PSC), a présenté, mercredi matin à l'Hôtel le Saint-Martin, six candidats qui feront campagne à ses côtés lors de la prochaine élection municipale.
Personnalités peu connues du monde municipal, les candidats nommés jusqu'à ce jour se présenteront dans les comtés de Saint-François, Renaud, Vimont, Saint-Martin, Marc-Aurèle-Fortin et Fabreville.
Quant aux 15 autres candidats, M. Bordeleau a affirmé, sans préciser de chiffre exact, qu'une dizaine de candidats au total avaient également été nommés au PSC.
Une fois présentés, les six candidats n'ont émis aucun discours et ont laissé la parole à leur chef qui s'est fait entendre sur les positions du PSC quant à l'environnement et plus particulièrement les milieux humides.
Même si les premières positions du PSC à être divulguées touchent l'environnement, M. Bordeleau s'est défendu d'être un parti vert.
«Nous sommes plutôt des généralistes qui œuvrent pour l'harmonie de Laval et nous saurons nous entourer», a-t-il exprimé en réponse au fait qu'aucun des candidats nommés ne présente, dans leur biographie, une expertise en environnement.
Dans la salle, le président de l'organisme Patrimoine en tête, Philippe Gariépy, a questionné M. Bordeleau sur la conception du rôle des conseillers municipaux que ce dernier qualifie «d'agents de police». «Je ne veux pas d'agent de police. Oui, je veux des conseillers en contact avec les citoyens, mais il faut qu'ils aient une vision», a clamé M. Gariépy, ajoutant trois fois plutôt qu'une que la position du PSC «n'est pas mûre».
Débat public
Questionné sur l'absence de ses interventions au conseil municipal, lui qui avait affirmé en novembre 2007, lors du lancement de son parti, qu'il serait une figure de proue de l'espace public, M. Bordeleau a affirmé qu'il ne participerait jamais à ce «cirque».
Comme sa plateforme électorale est complète, le PSC devrait rendre publiques d'autres de ses positions prochainement. «Nous continuons à la bonifier», conclut toutefois M. Bordeleau.

Le PSC joue la carte de l'environnement.
Par Nathalie Villeneuve - Article mis en ligne le 16 juin 2008 à 9:15>Lien direct vers l'article
«Nous ne sommes pas un parti vert», a précisé Robert Bordeleau, chef du Parti au service du Citoyen (PSC), lors d'une conférence de presse entièrement consacrée à l'environnement, donnée mercredi à l'Hôtel Saint-Martin.
Le chef du PSC, qui compte briguer la mairie aux prochaines élections municipales, a expédié la présentation de son équipe naissante, qui figurait au programme de son second rendez-vous avec les médias, depuis le lancement de son parti, il y a sept mois.
Si le reste de la rencontre a clairement tourné au vert, M. Bordeleau a candidement concédé qu'aucun des membres de son équipe n'avait d'expérience ou de formation reliée à l'environnement. «Nous sommes des généralistes», a admis le chef du nouveau parti, également consultant en commerce international.
Milieux humides
Le futur candidat à la mairie, qui a déjà courtisé l'électorat trois fois dans le district de Laval-des-Rapides, depuis 1993, s'est néanmoins lancé dans la lecture d'une longue diatribe dirigée contre l'administration en place.
La perte de milieux humides, ainsi que la conservation des milieux naturels constitue l'essentiel du menu présenté. Ce réquisitoire très ciblé était livré deux semaines après que le Conseil régional de l'environnement (CRE) de Laval, de concert avec deux autres organismes environnementaux de la région de Montréal, eut demandé un moratoire sur la construction en milieu humide au gouvernement québécois et aux municipalités.
Un des engagements électoraux du PSC va dans le sens de cette demande. «Dès notre entrée en fonction le 2 novembre 2009, nous émettrons un moratoire complet et immédiat sur tous les projets qui pourraient toucher de près ou de loin à nos forêts, nos boisés, ainsi qu'à nos milieux humides.»
L'aspirant maire promet également la ligne dure contre les promoteurs, en multipliant par plus de 37 l'amende exigée (de 400 $ à 15 000 $, selon le PSC) lors de l'abattage illégal d'arbres et du remblayage de milieux humides.
Il multiplierait par un facteur de 83 la pénalité liée à la construction sans permis (de 300 $ à 25 000 $, selon le PSC), en plus d'exiger la remise en état des sites. Robert Bordeleau n'a pas précisé les modalités d'application de telles mesures.
Méli-mélo et flou
Afin de justifier le besoin de changement à l'Hôtel de Ville, M. Bordeleau a avancé informations et chiffres souvent appuyés sur des sources qu'il a refusé d'identifier.
Des bévues évidentes ponctuent cependant le document de presse. «Tout récemment, nos sources nous ont appris qu'une école Internationale pourrait être bâti (sic) prochainement dans un autre milieu humide».
Un journaliste du quotidien Le Devoir commettait une méprise semblable dans l'édition du 30 mai, alors qu'il citait des propos tenus par le directeur du CRE de Laval. M. Bordeleau assure ne pas avoir bêtement reproduit l'erreur.
Il affirme par ailleurs que la lecture du schéma d'aménagement de Laval lui permet de constater qu'en 1989, le territoire de Laval comprenait «environ 740 milieux humides» et «qu'environ 30%» d'entre eux ont été détruits, soit «environ 215».
«Il n'existait pas d'inventaire des milieux humides à Laval avant 2004», affirmait pourtant Pierre Robert, directeur régional au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, lors d'une entrevue téléphonique, le 6 juin.
Ville de Laval a rendu public son inventaire en 2004. Ce document, réalisé par la firme Municonsult, identifiait l'existence de 740 milieux sur le territoire lavallois, autant sur les rives que dans la zone agricole et urbaine.
C'est sur la base de cet inventaire que le CRE de Laval dévoilait, il y a peu, des statistiques sur la disparition et l'altération de milieux humides, depuis 2004. Selon ces chiffres, 29 % (104 sites) de ces milieux ont été altérés ou détruits en zone blanche, au cours des quatre dernières années.
Le CRE avait amorcé ses relevés sur le terrain en 2000. Avant ce moment, impossible d'avancer quelque chiffre que ce soit au sujet de la disparition de milieux humides, confirme le directeur de l'organisme, Guy Garand. Quant au schéma d'aménagement de 1989, il ne contient aucune donnée sur le nombre de milieux humides à Laval, ajoute-t-il.
Robert Bordeleau, qui a été peu loquace, voire muet, quant aux autres enjeux environnementaux, entend dévoiler graduellement la totalité de son programme, d'ici les prochaines élections.

'The priorities are in the wrong place'
The leader of the PSC reacts to the budget
par Geneviève Fortin
Article mis en ligne le 18 décembre 2007 à 16:44

Present at the tabling of the budget, Monday morning, Robert Bordeleau declined to comment at the time. He expressed his reaction (to the budget) by way of a press release issued this past Wednesday, at noon.
Mayor Vaillancourt's 2008 budget shows "nothing new" and "the priorities are in the wrong place" – says Robert Bordeleau, leader of the Parti au Service du Citoyen (PSC) and declared candidate for the 2009 municipal elections.
Reacting this past Wednesday to the city budget tabled Monday, Mr. Bordeleau is of the opinion the mayor cares little for the people. "He sees them only as taxpayers," he stated in a telephone interview.
According to the PSC leader, the city's priorities should be the homeless, who have had no shelter for the past two years, Laval residents who live below the poverty line, financial support for community organizations, the restoration of arenas in disrepair and the building of new ones, indoor swimming pools, and efficient snow removal in streets and on sidewalks.
Mr. Bordeleau also deplores the mayor's proposal to set up a $100 million reserve fund for the expansion of the Metro Orange Line that would complete the underground beltway between Montmorency and Côte Vertu stations. He believes that the $100 million 'kitty' would be insufficient to cover the costs of the proposed metro extension. "The city has other things to do besides being mesmerized by the metro," he says.
«Les priorités ne sont pas aux bonnes places.»
Le chef du PSC réagit au budget
Présent lors de la présentation du budget, lundi matin, Robert Bordeleau a refusé de commenter sur place. Il a réagi par voie de communiqué mercredi midi.Par Geneviève Fortin - Article mis en ligne le 13 décembre 2007 à 5:24
Lien direct vers l'article
Le budget 2008 du maire Vaillancourt ne fait preuve «d'aucune innovation» et «les priorités ne sont pas aux bonnes places», juge Robert Bordeleau, chef du Parti au Service du Citoyen (PSC) et candidat déclaré à l'élection municipale de 2009.
Réagissant mercredi au budget déposé lundi matin, M. Bordeleau estime que le maire n'a aucune préoccupation pour les citoyens. «Il les voit simplement comme des payeurs de taxes», déclare-t-il en entrevue téléphonique.
Selon le chef du PSC, les priorités de la Ville devraient être les sans-abri qui n'ont plus de refuge depuis deux ans, les Lavallois qui vivent sous le seuil de la pauvreté, le financement pour les organismes communautaires, la réhabilitation et l'ajout d'arénas et de piscines intérieures et le déneigement efficace des rues et des trottoirs.
Robert Bordeleau démolit la proposition du maire de créer une réserve de 100 M$ pour terminer la boucle de la ligne orange entre les stations Montmorency et Côte-Vertu. Il estime que la cagnotte ne serait pas suffisante pour couvrir ces travaux. «Il y a autre chose à faire avec la Ville que de s'acharner sur le métro», dit-il.

Robert Bordeleau se prépare pour l'élection de 2009.
Création du Parti au service du citoyen
par Geneviève Fortin - Article mis en ligne le 8 Novembre 2007 à 8:54
Lien direct vers l'article
Présent lors de la présentation du budget, lundi matin, Robert Bordeleau a refusé de commenter sur place. Il a réagi par voie de communiqué mercredi midi. À deux ans des élections municipales, Robert Bordeleau a lancé, mardi, le Parti au service du citoyen.
Celui qui s'est présenté à plusieurs reprises dans la circonscription Laval-des-Rapides assure qu'il a une équipe de candidats. Ceux-ci n'ont pas été présentés lors de la conférence de presse et le nouveau chef a refusé de dévoiler l'identité des membres composant son parti. «Notre équipe est bien garnie», a-t-il indiqué en ajoutant qu'il est toujours en recrutement.
Dans son invitation aux médias, Robert Bordeleau promettait le dévoilement d'un scandale. «Ville de Laval n'a aucun conseiller d'opposition depuis 22 ans. Voilà le scandale», a lancé Robert Bordeleau. Un journaliste lui a fait remarquer que cette affirmation est inexacte puisque ce n'est que depuis l'élection de 2001 qu'il n'y a pas d'opposition. M. Bordeleau a répondu: «De 1997 à 2001, il y avait quatre conseillers dans l'opposition. Dans ces cas-là l'opposition ne peut pas changer les choses. Je ne calcule pas cela comme une opposition. Au provincial, il y a vraiment une opposition puisque le gouvernement est minoritaire».
Le chef du Parti au service des citoyens s'en est pris à plusieurs reprises à l'administration Vaillancourt. «Nous avons nous aussi un homme qui plante des arbres, mais aux sorties d'autoroute, a-t-il affirmé. Après avoir laissé nos forêts se faire couper à blanc et nos milieux humides se faire remplir, nous sommes reconnus à travers le Québec comme étant la ville non pas aux mille et une nuits, mais aux mille et un centres commerciaux!»
Conseil municipal
Depuis l'élection de 2005, Robert Bordeleau assiste avec assiduité aux séances du conseil municipal. Lorsqu'on lui demande pourquoi il ne prend jamais la parole, l'homme originaire de Laval-des-Rapides déclare: «Vous allez m'entendre de plus en plus».
Talonné par les journalistes sur ses raisons de se taire, il ajoute: «Je considère que le conseil de ville est un cirque, pourquoi ferais-je parti d'un cirque?»
Robert Bordeleau affirme qu'il n'a pas peur de ses convictions. Il se considère toutefois comme David face à Goliath en ce qui concerne les moyens de son équipe et ceux du PRO des Lavallois de Gilles Vaillancourt. «J'ai des appuis de taille, mais ils veulent rester dans l'ombre. Les vedettes de Laval ne veulent pas s'afficher, soutient-il. Est-ce que M. Sauriol [pd-g de l'entreprise Dessau] va s'afficher avec nous alors qu'il a des contrats avec la Ville. On ne mord pas la main qui nous nourrit.»





